28 février, 2011

une vie française*

Suite à l'aparté de trois semaines chez les grenouilles pour le concours de l'ENSSIB et diverses missions à la direction commerciale du siège social du CIC, je suis revenue pleine d'appréhension en Perfide Albion. Choyée, chouchoutée, entourée par ma famille, et par S. et remerciée pour la qualité de mon travail à la banque, je revenais à reculons vers une routine pénible: aube et aurore pour seuls compagnons le matin, les ting ting ting du train matin et soir, les cours annulés, les mauvaises langues et ragots de la salle des profs...
c'était oublier le confort de ma petite chambre au sous sol, ma pile de livres boudeuse qui n'attendait que la fin de mon concours pour être lue et remplacée de nouveau, ma plante dans ma baignoire, les pages de mon éphéméride à tourner, mes colocs et notre liste de must-do before leaving!
Sponge cake aux trois laits de Paul
dimanche, je passais ma tête hors de mon terrier, prête à me faufiler en ville, ni vue ni connue. Quelle ne fut pas ma surprise en entendant Paul converser au téléphone avec une personne que je devinais être sa mère, pour connaitre l'équivalence d'une tasse en grammes. Paul faisait la cuisine!!! Toute innocente, je m'enquis de sa préparation et à qui était destiné ce gâteau ainsi que le cheesecake, aperçu la veille, dans le frigo. 
C'est pour ton anniversaire, you noodle!
Cheesecake au citron de Po&Marion
he he he, je le savais mais la confirmation me réconforta et rendit soudainement mon retour plus léger, quoique plus calorique. 
Le gouter dégusté, c'est au pub d'à côté que nous avons conclu les festivités, half term, et le sevrage nicotinique de Pauline. Une douce fin d'half term, et un bon élan vers une reprise redoutée.
Merci encore à Pauline, Marion et Paul pour ces savoureux gâteaux, pour les thés du monde et pour m'avoir remplacé l'orchidée que vous avez tué par une jolie plante rouge, très tendance printemps - été 2011!
Le titre de ce billet est une référence au livre de Jean-Paul Dubois, offert par Thomas, premier roman de la pile dévoré. L'auteur est toulousain,  et le récit s'ancre dans la ville rose, m'offrant ainsi le plaisir de me balader dans les rues que j'ai abandonné depuis bientôt deux ans. Ce livre est un petit bijou, à la fois par la richesse de l'écriture, très juste, féconde, sans être pompeuse ni ampoulée et par la force du récit. La vie de Paul Blick, c'est la nôtre, celle de toute famille, victime du manque de communication et du temps qui passe. La conclusion, très philosophique et par bien des aspets pessimistes, pourrait laisser un goût amer (Peut-on véritablement connaître les gens avec qui partagent notre vie?les gens que l'on aime) si l'humour n'était pas prégnant tout au long de l'oeuvre, atteignant son zénith avec l'épisode du rôti dominical!à ne surtout pas manquer!

2 commentaires:

  1. Oh non faut encore rallonger la liste de lectures !!! ?!!! Ton résumé donne malheureusement envie. Tu exagères !
    Très sympa ce ptit article. T'es gâtée quand même ! ;)

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