29 janvier, 2010

un robinet d'eau tiède des topoï de la camaraderie

Janvier a disparu de mon calendrier sans que je sorte la tête de mes bouquins pour le regarder filer. En effet, Marine et moi ayant décidé de faire un master d'études irlandaises pour passer le temps pendant notre année d'assistanat, il fallut abattre en un mois le travail d'un semestre. Le loulouminator enclenché, Mariiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine comme soutien msnial, le premier semestre fut l'affaire de quelques longues soirées à la bibliothèque de Leeds. De ce mois de non-vie on retient:
-un article sur Cathleen ni Houlihan de Yeats (3000 mots)
-un article sur le cinéma Irlandais (10 pages)
-une synthèse de doc sur la relation de L'Irlande à l'espace
-un devoir sur le théâtre irlandais
-moultes articles sur la peine de mort pour Dudu qui malgré mes mails pressants se montre présent par son silence oppréssant  (15 pages)
-et la fameuse intro du mémoire (10 pages)
JE REMERCIE VIVEMENT L'EXISTENCE DE L'INTERLIGNE!
Dans la lignée de notre décision hâtive, et considéré au départ comme "un master pour passer le temps", mon mémoire fut choisi de la même manière que l'on ouvre un kinder surprise: une anthologie des écrivains irlandais, lecture des résumés, et une écrivain retient mon attention pour son traitement de la sexualité et la réaction de la société irlandaise. Aussi décidai-je de proposer mon sujet de mémoire sur un livre qui fera controverse en 1960, et dont je n'avais lu qu'un résumé sommaire. Bien mal m'en a pris: le livre est médiocrement écrit, déversant les jérémiades d'une narratrice agaçante. Autant en conclure que la surprise qui à première écoute semblait être le jouet sans construction, fut en pièces et s'avéra être un jouet dénué d'intérêt esthétique et intellectuel. Les kinder surprise, c'est toute une cérémonie, il faut écouter minutieusement le bruit pour déterminer si oui ou non la surprise est à construire, une fois notre choix effectué, on déballe rapidement, casse le chocolat en deux parties bien réparties (aparté délicate au sein d'un processus assez sauvage où l'enfant semble ne pas avoir mangé depuis des lustres alors que seule la surprise fait l'objet de sa hâte!) puis on s'empresse de voir si notre choix était le bon, sans même déguster le chocolat qui est peut être le pire dans les produits Kinder. S'ils sont vendus par trois, il n'y en a pourtant qu'un qui sera potable...pour mon livre c'était pareil, sauf que j'avais mal écouté!
Bon je nuance ma non-vie du mois de Janvier: Seb m'a rendu visite pendant 4 jours où j'ai essayé en vain d'être productive :" Je comprends pas comment tu travailles Louise!". Non, effectivement je ne travaillais pas, mon élan était coupé à chaque fois! Nous avons célébré Burns Night (Burns étant le poète national écossais) avec Mike et Lauren qui avaient préparé deux haggis, un veggie et un normal. Le Haggis c'est de la panse de brebis farcie avec le coeur, l'estomac, les tripes -bref tous les morceaux du mouton galeux...ça donne pas envie mais il faut essayer!Le haggis est aux écossais ce que la fricadelle est au ch'tis: "on ché pô ch'ki dins, mais ché bion!". Mike avait concocté une sauce au wiskey et à la moutarde pour relever cet amas de bouillie dont la provenance rebute l'avancée de la fourchette jusqu'à la bouche. Nous avons décidé de visiter Sheffield, pour varier l'exploration du Yorkshire. Sheffield est une ville industrielle, pas très belle si ce n'est pour son parking et sa gare. Le tour fut rapide, il faisait froid, et nous avions pris le garage en photo sous tous ses angles. Aussi nous sommes rentrés pour voir: UN PROPHETE! enough said!
Seb m'a quitté pile le jour où Gwen est arrivée, suffisamment tard pour que je finisse un essay. Déboulant dans ma chambre sans prévenir, les retrouvailles furent bon enfant et les girly talks allèrent bon train. Le lendemain, le cleûûûûûbe retrouva deux autres de ses membres: Marine et Karl!! Après les trajets mégabus, les soirées du vendredi ressemblent plutôt à un calage pépère...enfin pépère. Notre calage du vendredi donna naissance grâce au brio de Karl, Loulou et le talent du photographe Loony à des magnifiques photos dont il faut souligner l'aspect artistique.
Après une visite éclair de York, les préparations de la funny little frog party se sont fait à la hâte, flammenkuche cuisinée par le Grand Karl et Gwen; "accompagnant cette tourte alsacienne qui a émerveillée les papilles de tous, les scones à la courgette et au Red Leicester ont brillé par leur insipidité et leur consistance s'apparentant à celle des pains rassis et rances que l'on peut trouver dans un fond de rayon de chez Tesco et que l'on n'oserait donner aux chevaux agonisants, même après les avoir laisser détremper pendant trois jours dans de l'eau." (dixit Karl) Je cite avec parcimonie un extrait du MAIL de Karl relatant les événements de la fête et de ce qui en découle.Aux mets vient s'ajouter "un punch qui se voulait léger et sucré et qui s'avèrera acide et agressif, sans évoquer les Skittles qui finirent par donner un goût et un aspect d'antalgique à la répugnante mixture. C'est donc dans cette euphorie sensorielle que la fête démarre, les invités arrivant au goutte à goutte à partir de 19H55", heure à laquelle Claire fait son apparition. Brêve aparté car Claire est une rencontre étrange: elle écrit un blog sur son année d'assitante et lors d'une pérégrination à Malaga, elle a rencontré l'un des couchsurfer avec qui je discute en français un lundi sur deux. Aussi nous avons naturellement échangés nos témoignages et nos facebook- en bonnes post-modernistes que nous sommes. " Il nous semble inutile de préciser, tellement il est sensé, que le zénith des arrivées survint lorsque Karl apparut dans une tenue chic et sobre faisant référence à Chanel mélangeant matières brutes et raffinées, accessoirisée pour l'occasion d'une paire de Rayban empruntée à la Maison Loony." Peu de photos de la soirée seront prises. Grand bien nous en fasse! "Evidemment, les facteurs propres aux soirées Leedsiennes du Cleûûûb étaient tous réunis: du style, du rock, de l'alcool, le quart-d'heure-beauf- qui-dure-au-moins-deux-heures, de la drogue et un hébété nonchalant avachi dans un canapé incarné en la personne de Speech. C'est donc dans un esprit bon enfant et relativement sain que démarre cette soirée franco-anglaise qui s'achèvera en apogée vomitive. Pour résumer une soirée qui est encore fraîche dans les mémoires, et pour laquelle nous n'avons donc pas besoin de fournir de détails précis, citons simplement quelques faits révélateurs de la folle ambiance qui y régnait: Louise s'attelant à la tâche épineuse de la reproduction chorégraphique Gagatesque en duo avec Karl, la Téquila-paf sans citron, le champagne, le quart d'heure beauf, la traque obsessionnelle d'Adam, le baiser Louiso-Marinesque et la restitution des mets." Voilà de quoi donner envie à quiconque de faire la fête au 9 hessle street! Je ne passerai pas en revue les tragédies post-festivités, outre la banalité des disputes, elles n'ont  pas leur place ici. En revanche elles me conduirent à repartir un week end à Oxford; et quand le moral est au plus bas: une marine, un mike, un restau thai, mon pub-dont-je-ne-me-rappelle-jamais-le-nom, un cheesecake, computer says no et la vie reprend son élan!

C'est maintenant et tout de suite C'est pour l'instant que j'en profite

2 commentaires:

  1. Eh bien pour quelqu'un qui avait la tête à l'envers, il est fort bien conté ton article de janvier.

    Tu as oublié d'ajouter les notes à tes devoirs. Ca donne un bon aperçu de ton travail et de tes (pu....) de capacités !

    Papillonne !

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  2. Louiiiiiiiiiiise! :P
    Quel mois de janvier épique. Un mois de dur labeur récompensé par une beuvrie! This is exactly how life is supposed to be ^^
    Ta verve me laisse rêveuse comme d'habitude, et me fait sourire en repensant à tous ces bons moments :) Je kiffe la métaphore Kinder Surprise by the way haha moi le Kinder est bien choisi, il est délicieusement chocolaté mais alors j'ai jamais su construire le jouet à la con, ben ça change pas!
    A dans une semaine et demie pour de nouvelles aventure chocapic!
    xxxxxx

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