30 novembre, 2010

"the whirligig of time"

Il faisait gris ce jour là, on avait froid les menottes. Pourtant c'est avec alacrité que nous avons quitté la maison au petit jour pour partir à la découverte de Warwick et Stratford upon Avon (la ville où est né et a vécu Shakespeare). J'avais eu vent l'année dernière d'un organisme pour étudiants qui propose des excursions dans des villes clés du Royaume Uni pour des prix de compétition mais je n'avais jamais pris cette option pour mes balades - peut être parce que j'avais beaucoup de gens à qui rendre visite l'an dernier. L'avantage de l'excursion à Warwick et Stratford c'est qu'elle ne dure qu'une journée et que c'est un dimanche! Don't be a tourist - nom de l'organisme - nous embarque donc pour un mini périple dans les contrées plus chic d'Angleterre où les maisons à colombage prolifèrent. La guide nous montre les points principaux et nous conseille certains pubs et nous avons le champs libre ce qui n'est pas plus mal lorsqu'on veut éviter de ressembler à un troupeau de touristes à la file indienne pour prendre la même photo. 
D'ailleurs nous ne suivons personne puisque nous décidons de ne pas visiter le chateau de Warwick (12£) - à tort peut être mais la fin de mois tiraille déjà le porte monnaie. Par contre une thailandaise nous suit - après avoir papoté pendant le jeu organisé dans le bus pour apprendre à connaître les gens - et le mythe de l'asiatique qui mitraille de photo tout et n'importe quoi mais surtout eux même n'importe où et devant n'importe quoi s'est confirmé - sadly. En revanche, nous avons pris notre lunch dans une tea room où elle m'a indiqué les meilleurs restaurants thailandais de Leeds, ce qui n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde! 
Hopital de Lord Leycester 15e siècle
Dans les rues il n'y a pas un chat sinon des bières qui jonchent les rebords des fenêtres, seuls vestiges des folies du week end dans un environnement très paisible. Les pratiquants sortent de l'Église Saint Mary que nous pouvons ainsi visiter à défaut de pouvoir visiter l'hopital Lord Leycester, vieux de 6 siècles, construit par ce cher Lord Dudley - un des prétendus amants de la Reine Elisabeth I - que l'on dit vierge mais que l'on arrose de multiples liaisons. 
20 minutes de bus et nous voilà parés pour cheminer dans Stratford où on nous montre les différentes maison de la famille Shakespeare. Quelques découvertes apprises pendant l'excursion:
-Shakespeare, sur son testament, a légué à sa femme son deuxième meilleur lit. (mais à qui donc a-t-il légué le premier???)
-Il a acheté sa maison - la plus chère de la ville à l'époque - pour 60£
Maison achetée par Shakespeare après ses Lost Years en prison
-il n'a rien légué à sa fille Judith car elle avait épousé Thomas Quiney qui multipliait les infractions à la loi. Suzanna, sa fille ainée fut donc privilégiée. 
-il est mort le même jour que sa naissance: le 23 avril - coïncidence relative car le jour de sa naissance n'est fondé que sur des suppositions.
Tombe de Shakespeare. L'épitathe:
Good frend for Iesvs sake forbeare,
To digg the dvst encloased heare.
Bleste be ye man yt spares thes stones,
And cvrst be he yt moves my bones
La guide nous abandonne à Holy trinity Church où il faut payer 50cents pour voir la tombe du poète et de sa famille proche. Nous rebroussons chemin pour mieux contempler les différents endroits clés de sa vie avant de nous installer confortablement dans un pub pour une tasse ou deux de mulled wine.
Il faisait froid les menottes, il y avait de la grisaille, c'était dimanche...et c'était bien! S'en est suivi 9h de sommeil avec ma bouillotte humaine :)

25 novembre, 2010

Portrait de Briton II

au détour d'une rue à Warwick, un couple se promène et de toute évidence la lady anglaise souffre de la température ambiante! She got the sniffles! Et tout observateur aura tôt fait de remarquer la Newcaste (Bière) sur le rebord de la fenêtre, perdue au milieu de l'étandue bourgeoise.

13 novembre, 2010

First no letters from Hogwarts, now this?

Si l'on prend en considération la théorie des climats de Montesquieu, on pourrait avancer l'idée que le flegme Anglais n'est que le pur produit du mauvais temps constant. Trop habitués aux rafales de vent et à la pluie chronique quoiqu'intermittente, les anglais se seraient acclimatés aux ronchonnements intérieurs  au lieu de montrer leur mécontentement dans la rue. Il faut ajouter aussi qu'on ne parle pas ouvertement de politique entre amis, et que la pudeur est de mise. Les manifestations sont donc contre-nature pour les britons. 
Seulement voilà, mercredi il faisait beau en Angleterre! Alors les étudiants,  professeurs et maîtres de conférence ont décidé d'agir et c'est à Londres que se sont rassemblés 52000 étudiants venus de toute l'île. La cause de cette fureur est simple: 
-un sentiment de trahison - en effet une grand majorité d'étudiants a voté pour Nick Clegg, supposé tempérer les mesures prises par les conservateurs.
-L'augmentation des frais d'inscriptions
-une définition discutable de l'éducation : "Higher education matters because it drives innovation and economic transformation. Higher education helps to produce economic growth, which in turn contributes to national prosperity." Selon ce rapport, l'université n'est pas considérée comme le coeur de l'éducation mais plutôt comme une simple machine à produire des employés aux salaires élevés et in fine renforcer la prospérité économique du pays.
Bien sûr il y a eu des débordements, quelques casseurs ont pris d'assaut Millbanks qui avait fait office de siège pour le parti conservateur lors de la campagne électoral, et seule une petite lignée de policiers était présente pour faire face à 200 étudiants enragés. (Serait-ce le manque d'expérience en matière de manifestation qui explique cette quasi-absence du corps policier?). Y a-t-il dans l'historique des manifestations, une seule qui se serait déroulée sans débordement? Il me semble que l'essentiel à retenir ne réside pas dans les affrontements police vs casseurs, ni dans ce qu'une minorité a pu faire, une fois Millbanks assiégée, mais bien dans le message véhiculé par cette légion d'étudiants réunis pour défendre leur foi en un système éducatif à la portée de tout un chacun. Le NUS estime que cette démonstration serait la plus importante de toute une génération.
John Harris, journaliste pour le Guardian conclut que: "What happened on Wednesday afternoon was not some meaningless rent-a-mob flare-up, nor an easily-ignored howl of indignation from some of society's more privileged citizens. It was an early sign of people growing anxious and restless, and what a government pledged to such drastic plans should increasingly expect."

To be continued...

05 novembre, 2010

let's keep a stiff upper lip, shall we!

Avant de rentrer en France pour Half term, je m'attendais à retrouver un paysage apocalyptique: des manifestations tous les jours, des débordements avec les CRS, des universités bloquées, des régions enclavées faute de trains ou d'avions, des gens incapables de prendre la voiture faute de pétrole...et finalement j'ai été plutôt surprise du "calme" qui régnait en France. Je mets toutefois des guillemets car rien n'équivaut au calme, voire à la torpeur, des britons. "These crazy French are always on strike"... de l'autre côté de la manche, on passe pour des fous. The time reportait que "Demonstrations and strikes are to France in the fall as pumpkins are to the US; life wouldn't be the same without them".  Certes la grève est une constante en France, mais l'ampleur du mouvement cette année semble dépasser l'échelle du cliché. Pourtant nous n'avons rien à envier aux britanniques. Le flegme qui qualifie si bien les britons ne leur fait pas défaut, même en situation de crise. Car les mesures pleuvent en Perfide Albion et n'épargent personne.cf article courrier international.
Selon le plan d'austérité de George Osborne 500 000 emplois publics seront supprimés, allocations sociales diminuées, budgets des ministères amputés de 25 % en moyenne.  Les tuition fees des universités augmentent et atteindront presque £9,000. L'age de la retraite passe à 66 ans. Même la reine doit serrer les fesses! Si l'on observe le cas de Leeds qui, en dépit de son passé industriel fortement affecté par le chomage, a réussi à se dynamiser et créer des emplois, on constate que ces réductions budgétaires risquent de faire replonger ces villes qui ont fondé leur économie sur le secteur public. cf article The Guardian. Tout le monde est touché, mais les inégalités sont présentes. cf cette étude.
Mais cette semaine l'atmosphère a changé. La France n'est pas la seule à souffrir de mouvement populaire, la Grèce et l'Espagne avaient déjà ouvert la voie - et même la Belgique s'y est mise, c'est dire! Alors les anglais commencent à s'interroger et à se dire que ce sont les seuls en Europe à boire du thé en maugréant au lieu de prendre les piquets et arpenter les rues en criant! "Once more, predictable anti-French hysteria hits Little England" annonce the independent. Les britons vont-ils enfin bouger?

Voici ici un extrait de l'article Mark Steel dans The independent, assez véhément:
How humiliating is that? We're being put to shame by the bloody Belgians. How did we become so subservient and docile? It's as if the rest of Europe is preparing for mass protest and our slogan is, "I can't make it I'm afraid, I've got a tummy ache."
The unions have called for a demonstration against the cuts next March. Next bloody March. Even then they'll probably get frightened and call it off, and replace it with a "Gasp of Action," in which we're asked to go, "Ooh" at the same time to show our displeasure at the fire service being sold off to Balfour Beatty.
It's often claimed that protest doesn't make any difference. But then why have the French retained pensions and services and a working week (without the country falling apart) that few people here could aspire to?

plein de petits britons qui "queue" pour prendre le bus faute de métro!
Hier, la grève du métro londonien, aujourd'hui celle des journalistes de la BBC, et demain???

26 octobre, 2010

Claire ou la femme des temps modernes

Réputée pour ses feuilletés mode petits-fours et sa générosité gastronomique lors de soirées bien arrosées, Claire se caractérise par sa douceur teintée de patience. Elle a autant de talents que de doigts: multipliant les dessins, création de cartes postales et autres marques pages par ici, des récits par là, se dévouant à l'application de divers soins de beauté...La virtuosité domestique de Claire s'étend jusqu'aux fourneaux. La dernière œuvre en date est une merveille de légèreté avec un après goût de "reviens y". Pour un aperçu de notre composition intitulé mini invisible à la pomme saupoudré d'un crumble aux épices, il suffit de vous rendre sur le désormais célèbre Blog d'Eryn. Chaque jeudi nos petites "mimines" s'allient pour essayer des recettes toutes aussi alléchantes que caloriques. Entre le blog d'Eryn et nos livres de recettes, nous avons de savoureuses confiseries de prévues pour les prochains jeudi à venir!
Pour en revenir à notre housewife-assistante, il y a quelques décennies, elle ressemblait à ça:
Mais aujourd'hui, c'est plutôt un brin de femme svelte et élancée dont la coupe carré-court-plongeant-légerement-dégradé-à-l'arrière révèle son caractère ambitieux et independant. 

Dans quelques années on imagine aisément une mamie-gâteau tatillonne dont le rythme de vie régulé par des petites manies mûres du temps passé sera la risée de ses enfants.
Claire serait bonne à marier si elle n'avait qu'un prétendant...ou du moins un prétendant sérieux. Car si Claire multiplie les talents, il y en a un qui lui fait cruellement défaut: le don de clairvoyance lorsqu'il s'agit du sexe opposé. Après l'épisode bobinette, elle a réussi à nous dépêcher durant l'été un pseudo rockeur-émo, un salarié sncf maqué et l'éternel bon ami - topos tellement rabâché qu'il ne me met même plus en émoi. Je profite donc de ce billet pour lancer un appel à la gente masculine. Tout candidat potentiel est prié de nous contacter afin de remplir le formulaire respectif à la procédure.

Merci infiniment pour tes soirées, le petit pyjama rose que tu gardes précieusement pour mes nuitées chez toi, la petite crème pour les mains, tes attentions multiples et répétées. Au nom de mon porte monnaie je te remercie aussi de m'avoir fait découvrir ce repas de pauvre qu'est la soupe à l'oignon que je consomme un jour sur deux en cette fin de mois difficile. Les temps sont durs ...

19 octobre, 2010

beware the yum-yum nibbles

Récemment sur la BBC un reportage a révélé que le Royaume Uni est le pays d'Europe où le taux d'obésité est le plus élevé. Comme je compatis avec ces petits britons qui, dès leur plus jeune âge, ont baigné dans les flapjacks, les chocolate fudge shortbreads, les digestives, les victoria sponge, les cheesecakes et autres déliactesses sucrées. Plus sérieusement, et parce que tout le monde n'est pas bouc' à chuques (comprendre que tout le monde n'a pas la dent sucrée), le Royaume Uni est un pays de takeaways où la pause déjeuner se compose généralement d'un sandwich. Un pays où les repas sont généralement pris devant le frigo car il n'y a pas cette habitude du repas que l'on cuisine pendant quelques heures et que l'on déguste tous ensemble. Je généralise. Pourtant mon expérience l'a prouvée. Quand j'étais dans ma belle famille britonne, pourtant très posh, la maman (une desperate housewife par excellence qui ne travaillait pas) nous emmenait au restau tous les jours ou alors nous réchauffait les plats tout prêts de chez Marks and Spencer! Je vous invite à regarder ne serait-ce qu'un épisode du programme intitulé "Come Dine With Me", équivalent de notre "Un dîner presque parfait". La différence est flagrante, les hôtes cuisinent des plats dont la recherche est aussi élaborée  qu'un assemblage de légo, la décoration est quasi inexistante, et même les invités ne sont pas présentables! la caméra se concentre sur l'entente des convives; sujet qui est secondaire, voire même relégué au troisième plan en france à l'instar de la qualité des mets!
Le danger retombe évidemment sur les enfants qui n'auront pas eu d'éducation culinaire. Les assistants qui travaillent dans le secondaire s'en rendront très vite compte puisqu'un des principaux sujets est le régime alimentaire. Demandez aux enfants ce qu'ils mangent, s'ils grignotent, s'ils font de l'exercice...Aujourd'hui un year 9 a déclaré que pour un repas équilibré il fallait manger un sandwich au poulet et boire une bouteille de soda mais une seule seulement!bless him!
Dans un article précédent, j'ai mentionné Jamie Oliver, le Cyril Lignac Anglais qui a essayé de réformer les cantines dans les écoles anglaises. Je vous fais parvenir le lien de sa vidéo, vous avez simplement à cliquer sur watch the talk. La première partie est centrée sur les américains et la malbouffe mais dans la deuxième partie il s'attaque vraiment au fond du problème: les enfants. SI vous n'avez pas 20 minutes, lisez simplement son programme qui est plutôt bien résumé. Jamie Oliver a des restaurants un peu partout en Angleterre dont un à Leeds qui se veut italien. Je n'ai pas encore testé mais si quelqu'un me rend visite...

j'en profite pour vous conjurez de ne pas être timide et de laisser des commentaires car je n'ai aucun feedback sur ce que j'écris à part des amis proches sur Facebook et c'est comme qui dirait décourageant car l'objectif de ce blog est de faire partager un bout de ma vie mais surtout de culture britonne!

18 octobre, 2010

Pub Quizz discoveries

What planet was originally called George?
Uranus!

What's the traditional English dish made with left overs of fried potatoes and cabbage?
Bubble and Squeak! The dish as we currently know it is usually made from cold vegetables that have been left over from a previous meal, often the Sunday roast.
(notre nouveau coloc anglais à répondu Scraps!on le flagelle ou on attend le prochain Pub quizz?)

voilà un extrait du Pub quizz au Chemic où l'on atteint généralement 21...sur 60 -hum. C'est un début!On revient de 9!

billet du jour: nous avons un nouveau coloc, Paul, 24 ans, Briton du Yorkshire qui revient du Péru et qui est membre couchsurfing!!!PEEP PEEP!

15 octobre, 2010

Bum fun

Hier en cours avec des Year 9 (équivalent de la 4eme), j'ai eu la chance d'apprendre un nouveau mot qui a plongé la classe dans l'hilarité générale pour le reste de la leçon....malheureusement ce mot est survenu dès le début du cours - il fut impossible de faire régner le silence après cet épisode. La consigne était simple: écouter le paragraphe sur différents personnages et répondre aux questions. Le texte débute ainsi:
"Carole est en bonne forme ". 
C'est cette innocente phrase qui a causé un fou rire intérieur chez Josh devenu tout rouge. A la fin de la lecture Josh interpelle les autres en leur demandant ce qu'ils avaient compris. Résultat fou rire général et grand moment de solitude pour ma part. 
What did you think I said?????
BUM FUN!
What does it mean?????
hum....(silence géné) well, it's when two men, two homosexuals, make love, you see?

Pour info, je viens de vérifier la traduction et l'urban dictionnaire donne un exemple absolument déroutant:
Malheureusement pour moi, les petits ont été très attentif au reste du texte et ont trouvé beaucoup d'intertextualité; je vous livre la suite du paragraphe:
"Carole est en bonne forme, elle mène (men) une vie active."
"I bet she does!!!"

Cette petite anecdote a ouvert ma journée sur une bonne partie de rigolade et je suis sûre qu'à présent les year 9 se rappelleront du vocabulaire!

Everyday is a school day!
Je ne sais pas pourquoi mais Bum fun me fait penser aux têtes brulées, les bonbons qu'ont mangait enfants.

13 octobre, 2010

Welcome back ou deuxième année d'assistanat en Angleterre

La reprise a sonné et c'est intéressant de voir les changements survenus en une année. Suites aux élections et à l'investiture de David Cameron comme Premier Ministre beaucoup de secteurs souffrent des pertes de budgets et de suppressions d'emplois, notamment dans l'éducation. Les conseillers qui s'occupaient des assistants (essentiellement de toute la paperasserie à laquelle nous faisons face en arrivant à l'étranger) sans compter la mise en place d'un programme des langues en primaire ont ainsi été remerciés. Leurs fonctions seront donc reprises par les écoles qui, cette année déjà, ont oublié d'indiquer les papiers à fournir...oubli prometteur pour l'année suivante. Nous n'avons pas eu droit au restaurant, ni d'offre de logement mais une fête a quand même été organisée, ainsi qu'une journée pour régler les détails administratifs, un accueil de taille qui disparaitra l'année prochaine avec le départ des conseillers.
Le tapis rouge a été déroulé à mon arrivée à l'école et c'est sous les ovations des élèves que j'ai franchi le pas de la porte de mon département...à quelques détails près ça aurait pu se passer comme ça! Évidemment le tapis rouge manquait à l'appel mais le bon vieux bitume gris, m'a rassuré de sa présence, il n'y a pas eu d'ovations mais des sourires sincères, et des grands cris d'extases (oui, oui ceci n'est pas une hyperbole : "YOU ARE BACK!WHEN ARE YOU WORKING WITH US!) - bon certes, trois personnes en tout et pour tout m'ont dit ça; c'est un bon petit début non...? - et puis bon ce n'est pas l'accueil le plus chaleureux que j'ai connu en rentrant dans le département. En effet c'est actuellement la guerre froide au sein de l'équipe enseignante du département de langues modernes. Cette atmosphère avait fait son apparition à la fin de l'année scolaire et s'est clairement aggravée. Suite à des conflits et au caractère relativement autoritaire de la Head of Department, il règne dans la salle des profs une certaine incompréhension enveloppée de non-dits et de regards de connivence lorsque la head sort de la pièce. D'ailleurs depuis que je suis revenue, elle ne fait même plus acte de présence durant la pause midi mais s'enferme dans sa salle prétextant de la paperasse à remplir. Enseigner en Angleterre implique 60% d'enseignement effectif et 40% d'administration d'où la necessité d'une chef qui gère la répartition des tâches et d'où les probables clashes surtout quand l'équipe enseignante n'est composée que de femmes. Heureusement pour eux que je connais mon boulot, mes premiers pas dans une telle atmosphère auraient été bien hésitants. Comme c'est ma deuxième année, je peux me concentrer sur les petits gossips de couloirs sans les alimenter, ce qui rend mes journées nettement plus divertissantes!
Les élèves me connaissent et sont donc adorables et volontaires même si leur niveau reste...limité - je blâme le système éducatif et pas nécessairement leur fainéantise. En revanche, je suis offusquée, profondément affectée par l'attitude de mon unique Year 12 (équivelent de première). Le français, elle l'a choisi, a priori elle aime ça et est avide d'apprendre. Elle a même eu un A star l'an dernier qui équivaut à plus de 18, c'est une bonne élève, sérieuse et soucieuse de bien faire. Pour elle, une heure de cours avec l'assistante est obligatoire mais c'est de la simple conversation sur des thèmes définis pour son examen  que je traite à l'aide de matériau culturel français. Rien d'insurmontable je vous l'assure. J'aurai tué pour y avoir accès au lycée, surtout avec une anglaise. Et bien figurez vous que le rejeton a décrété -oui décrété - que 2 heures avec moi c'était trop car elle avait 2h de français dans la matinée également. Donc l'élève s'est octroyé le droit de ne faire qu'une heure!!! Ça me met la rate au court-bouillon, je vous le dis! Dans une école où très peu sortiront cultivés, où une petite portion excellera dans des domaines bien précis mais ne sauront probablement pas voir plus loin, cette minorité refusent la malheureuse petite heure de culture qui leur est offerte sous prétexte qu'elle est de trop dans leur emploi du temps. Je ne peux pas m'empêcher d'interpréter ce geste comme l'échec d'une possible ouverture à la culture!
Le dimanche au Hifi c'est concert gratuit et juste avant la rentrée il y a eu une petite perle de la scène électro française: Wax tailor que vous connaissez sûrement pour cette chanson qui était dans le film Paris. Je vous laisse donc sur ces sonorités étonnantes car ce soir, une fois n'est pas coutume, je vais au Pub :)

30 septembre, 2010

Quirky England


Après mon périple estival autour de l'Europe et mon tour de france en 21 jours, me revoilà de service pour vous compter mes nouvelles tribulations en Perfide Albion. J'ai décidé de profiter des quelques dernières belles journées pour me promener dans la campagne anglaise grâce aux events couchsurfing. C'est donc avec un petit groupe de Leeds et l'immense communauté couchsurfing de Manchester que je suis allée à Littleborough pour une randonnée détendue. L'objectif de la randonnée n'est pas d'atteindre le sommet d'une montagne ou d'arriver au bout d'un parcours prédéfini mais d'atteindre le pub où nous irons nous rafraîchir les babines avec des pintes de bières...(l'avantage en Angleterre c'est qu'on peut toujours socialiser tout en buvant du thé - et en ce sens je suis très sociable!). Notre promenade nous amène à croiser le chemin de robin des bois qui malgré sa présence remarquée dans la forêt de Sherwood serait originaire du Yorkshire. J'en veux pour preuve wikipédia qui expose les différentes origines du brigand au grand coeur et précise que: "However, the overall picture from the surviving early ballads and other early references suggest that Robin Hood may have been based in the Barnsdale area of what is now South Yorkshire". Je vous laisse quelques images de cette ballade durant laquelle j'ai approfondi ma collection des bizarreries anglaises: une retraite pour animaux tous plus laids les uns que les autres (nota bene il faut savoir qu'il y a plus de lois pour protéger les animaux que pour protéger les enfants en Angleterre; donc finalement rien d'étonnant dans une maison de retraite pour animaux en fin de vie quand on connait l'adoration qu'ils portent aux bêtes! ), et un signe de mise en garde contre les poules et coqs et bien sûr l'éternel portrait du briton dans toute sa splendeur!Si vous cliquez sur les clichés ils s'agrandiront, c'est magique!

25 juin, 2010

citation II

"l'homme serait un roseau pensant. Disons plutôt un roseau pensif...ou même songeur...disons un salsifis songeur...soyons sincères: l'homme est un champignon rêveur; un concombre qui a des visions; un salsifis qui souffre de marottes." Alexandre Vialatte

18 juin, 2010

elephants on parade

En allant à Lille pour faire mon passeport, j'ai décidé de profiter de la dernière semaine de Fred à Londres pour passer du temps à errer dans la capitale pour prendre des photos. Quelle ne fut pas ma surprise à la découverte de la parade des éléphants! Pour aider les malheureux, Londres a mis à contribution des artistes en vogue pour peindre des statues d'éléphants géantes qui sont éparpillées en exposition dans toute la ville. Les statues étaient à vendre (mon porte monnaie ne pourrait pas acheter l'ongle du pachyderme :( ) et l'argent sera reversée à une association caritative pour la protection des éléphants. En voici une petite sélection:






4 millions de pounds ont réussi à être récolletés!

02 juin, 2010

30 mai, 2010

in a country far, far away from Howgarts - ou critique du modèle éducatif anglais

Ce post ne constitue pas un plaidoyer contre l'école dans laquelle j'exerce quelques unes de mes qualités d'autochtone française, mais une tentative d'ébauche du système éducatif anglais et plus particulièrement des comprehensive schools. Pour des raisons de confidentialité et pour donner un caractère généraliste à mon article, je ne nommerai pas mon école. 
J'ai été affectée en octobre dans une école, X(nom du village)+ Community College, une comprehensive school spécialisée dans les sciences. Selon mes amis anglais, l'appellation "community college", fréquente en Angleterre, est indicatrice de la médiocrité de l'établissement. Vous n'êtes sûrement pas sans savoir que l'Angleterre est un pays où la palette de classes sociales est très étendue; la crème de la "posh-itude" envoie inévitablement leur progéniture dans les "public schools", autrement dit des écoles privées au coût exorbitant et où un service religieux est assuré (et pas seulement des cours de RE= religious education). Pour le reste de la population, il s'agit soit de trouver une école dans les environs qui a une bonne réputation et qui correspond à la spécialisation du petit chérubin, soit de l'envoyer à l'école la plus proche. C'est comme ça que mon école perd ses meilleurs élèves en langues lorsqu'il faut se spécialiser en year 12 (équivalent de la première en France). On ne reprochera pas aux élèves d'être ambitieux!
Oubliez la vision de jeunes britons tout de noir vétus, classieux dans leur uniforme, cravate bien nouée, petit blazer et chemise bien repassée. L'uniforme est en polyester, la cravate est très souvent dé-serrée, la chemise est froissée et sale (comprendre que l'odeur qui en émane est révélatrice de la date du dernier lavage); et ce, malgré les réprimandes des professeurs à chaque fois que les élèves arrivent en classe. Évidemment l'uniforme bien porté est une marque de respect et signe d'une volonté de travail mais on n'en voudra pas à des enfants de 10 ans de vouloir se débarrasser d'une cravate aux couleurs ternes et au confort plus que douteux. Leur capacité à affronter le froid avec pareil uniforme reste un mystère non résolu; mais on devine sous leur pantalon collants et chaussettes montantes (ce qui n'explique pourtant pas la nudité en haut: simple petit lainage alors que nous portons des grosses polaires).
Oubliez l'immense réfectoire de Christ Church College où a été tourné les scènes d'Harry Potter; ici chaque bâtiment a sa cantine. Celle du bâtiment de langues est reservée au year 10 and 11 (équivalent de troisieme et seconde). Au menu: pâtes, jacket potatoes au thon, cheese on toast, croque monsieur d'haricots à la tomate, sandwich, pizza, muffins (Cherchez les 5 fruits et légumes!). Une politique a été mise en place pour rendre les cantines britonnes plus saines et Jamie Oliver (cuisinier, équivalent de notre Cyril Lignac) a essayé de contrôler ce processus en tournant une série télé pour faire comprendre aux britons à quel point la bouffe dans les cantines étaient repoussantes. Notez que dans le Yorkshire, le programme de Jamie Oliver n'a pas trop pris. J'en veux pour preuve cet article de la BBC! Apparemment mon école a échappé à ces deux programmes. La survivante de la mal-bouffe! Le hic, c'est que pour beaucoup d'enfant le déjeuner constitue leur seul véritable repas de la journée. Ils rentreront à 3H chez eux et passeront le reste de la journée à ouvrir le frigo et les placards à la recherche de victuailles. Les élèves ne peuvent pas sortir de l'enceinte de l'établissement pour manger dans les fish and chips et autres petits take aways qui bordent la route; aussi une contrebande a été installée par certains élèves qui vendent essentiellement des barres chocolatées, meilleures que celles de la cantine. Normalement ces élèves sont passibles de détention. Mais on ne peut pas en vouloir aux élèves de chercher à mieux se nourrir et à développer un esprit entrepreneur!
En Angleterre, lorsqu'un professeur est absent, les élèves ne vont pas en permanence. Les classes sont quand même assurées par des "cover teachers" qui ne sont pas forcément prof dans la matière. Ces profs ont beaucoup de mal à se faire entendre et il est difficile d'enseigner une matière dans laquelle on connait peu ou prou. Autrement dit les élèves n'apprennent rien les jours où (par chance! c'est comme ça que je le voyais à l'époque en France) le prof est absent. Parfois l'absence se prolonge, et la cover teacher continue à ne rien faire apprendre aux élèves.
Autre observation majeure: il n'y a pas de surveillants. Ce sont les professeurs qui sont chargés pendant les récrés et à l'heure du repas de vérifier que personne ne sorte de l'établissement et que les élèves ne crient pas dans les couloirs et ne s'y éternisent pas. Certes on embauche du fait moins de personnel mais associer surveillance et professorat n'est pas forcément judicieux. D'autant que les professeurs en Angleterre ont une charge administrative bien plus importante qu'en France. J'irai même jusqu'à dire que le travail d'un professeur en Angleterre est d'abord de nature administrative.

Je clôture ici mon premier volet sur l'enseignement dans une comprehensive school de peur de vous ennuyer avec des critiques qui sont peut être injustes puisqu'elles se basent essentiellement sur mon community college. Cela dit, je prolonge mon travail jusqu'en juillet en tant, cette fois, que professeur non diplomée; preuve indubitable que j'apprécie mon travail. Et je réitère l'assistanat l'année prochaine dans le même établissement en toute connaissance des points faibles de l'établissement. C'est l'experience humaine qui compte....*smirk*

29 mai, 2010

pampers time!

Jeudi j'ai été invitée par la chef du département des langues à ma première Baby Shower, concept inconnu au bataillon. Seule Valérie connaissait cet événement - preuve indubitable que regarder des séries américaines cultive tout autant que lire des livres :) . La baby shower est donc une fête américaine (Bless them!) organisée pour la future maman par ses amies. Traditionnellement seules les femmes peuvent y assister et le terme "shower" vient du fait que la maman est couverte de cadeaux; en anglais "showered with gifts". Des jeux sont organisés, et les convives se régalent des gâteaux concoctées par les housewives. Jeudi, il y avait presque toutes les profs de langues (car il n'y a que des femmes dans le département); le mari de Sally avait pris le soin de quitter les lieux pour respecter la tradition. Chacun avait ramené des petits plats pour garnir le buffet. La future maman a reçu plein de cadeaux pour le bébé (peluche, tapis de jeux, habits) et pour ne pas déroger à la règle, les anciennes lui avaient préparé des jeux: mélange de compotées de bébé aux odeurs mystère qu'il s'agissait de définir; couche-caca: des barres de chocolat avait été placées dans les couches et fondues, il fallait reconnaître à l'aspect et à l'odeur quelle barre se cachait derrière cette apparence poo-esque! Les gâteaux furent grignotés accompagnés de verre de vin et autres soft drinks... étrange soirée anglaise où aucune tasse de thé ne fut offerte par l'hôte. hum, c'est mon besoin de théine frustré qui m'oblige à mentionner ce détail infime. Cela dit, une tasse de thé c'est le moins que l'on attend de la part d'une anglaise...non? Après une soirée où la discussion tourna autour des bébés, de l'accouchement, de la vie post-accouchement, je suis retournée chez Claire toujours autant convaincue que la meilleure option c'était encore de ne pas avoir d'enfant - à part peut être pour les Baby Showers; mais je pourrais toujours assister à celles de mes amies. Car j'importerais la tradition en France ou ailleurs!

26 avril, 2010

Aparté erasmus en Granada




Half term printannier, évasion andalouse où Harmonie et Delphine profite de leur année erasmus (Fuck me, I am erasmus; dixit le poster dans la chambre d'harmo!)
Eyjafjallajökull ayant frappé le jour de mon vol retour, mon séjour se prolongea naturellement. Malheureusement la baterie de mon appareil photo s'épuisa...Moment critique où il fallut prendre une décision quant à ce blocus improvisé! Je précise: mon envie de rentrer ne venait que de ma frustration dûe au manque de baterie et à l'absence de Petit Lu(ordi). Bravant les annulations aériennes, les grèves sncf et la manche, je suis rentrée en
bus (Granada-Lorca, Lorca-Rennes) 
et train (Rennes-paris; Paris-Londres)
et bus (Londres-Leeds) 
et taxi (Leeds-9 Hessle street).
Courrier international spécial "comment vivre sans les avions", pointait du doigt notre incapacité à prendre le temps de voyager et apprécier la lenteur des transports; j'ai ainsi redécouvert le charme inégalable des road trip où se mèle rencontres, manque de sommeil, éclats de rire et puanteur. Après 3 jours d'un périple sympatique, en compagnie de deux autres assistants français cueillis à l'aéroport à la première annulation, égarés à Granada pour Half term, je suis donc revenue en Perfide Albion, une semaine après la rentrée des classes. Pile à temps pour les examens des GCSE et des A-Levels et en retard pour les miens. Ceci explique un silence prolongé que je comble par des photos plutôt que par des textes car un aparté Erasmus...ne se raconte pas: What happens in Erasmus, stays in Erasmus!

dégustation de la nourriture locale:
harmonie, faussement choquée

ps: je hais les blogs, la mise en forme, mes mots se coupent à la fin des lignes, je suis frustrée pour la journée!


01 mars, 2010

les tribulations de Marmotte et zarmotte!

Contextualisation: après une semaine de vacances soit une semaine en Irlande et un week end à Londres avec Thomas (non relaté car il ne daigne pas m'envoyer les photos en mauvais ami qu'il est), Laura me rejoint à Leeds. C'est sans compter les grêves...côté français! elle arrivera donc du mercredi...pour repartir du vendredi...il s'agit donc d'optimiser en un minimum de temps le séjour de la biloute tout en assurant les cours et la sortie scolaire du vendredi...OUCH!
contextualisation bis: Laura vient de St Lys, faisait de la danse avec moi, a été au collège avec moi et après une phase intermittente, nous nous sommes retrouvées tout naturellement en L à Cugnaux. Par la suite, Laura fut la bouffée d'air qui me sortait de la torpeur prépa ou du calvaire Saiguède (pardon maman!). On ne compte plus les aprems dans son/mon jardin, au salon de thé, les points bilan sur internet, les bons moments passés ensemble, par contre, on en redemande!!!!
Mercredi donc, un petit Laura sort du mégabus en provenance de Londres, fatiguée mais avide de découvrir l'Angleterre où elle se rend pour la première fois! Aussi, une ballade dans Leeds s'impose pour profiter de la lumière déclinante! En remontant vers Hyde Park, le campus universitaire est un passage obligé et c'est dans le Old Bar que nous ferons le premier gros point bilan d'une longue série! Finalement la soirée s'achèvera "paisiblement" au nine Hessle street. 
Jeudi, Laura me retrouve après mes cours à la train station pour visiter le village des soeurs Brontë. Un changement dans un petit village, une robe achetée, une collation prise (il est midi!), nous voilà embarquées pour Haworth. La chance est avec nous, la brume a envahit la lande, un soupçon de pluie parsème le sol et, par intermittence, nos têtes; mais cela participe à l'ambiance mystique du lieu. Au début c'est l'enchantement pour ce petit village désert aux ruelles penteuses et aux petites échoppes tranquilles. Et puis très vite on comprend pourquoi la littérature des soeurs Brontë est quand même complètement dégénérée! Des chats sortent de partout, derrière les fenêtres les habitants concoctent sûrement des potions, la brume renforce le confinement du village où les habitants observent intrigués nos déambulations. Les cimetières sont peut-être les lieux les plus rassurants! J'ai un peu plus de compassion pour les soeurs Brontë à présent!
(Vous n'imaginez pas à quel point ce village est effrayant!)
 La bonne surprise fut ce petit salon de thé dans la rue principale où nous nous refugions! Nous y prolongerons d'ailleurs la discussion tant il est cosy! La dame qui tient le salon de thé est d'une douceur impressionnante, elle nous explique qu'elle fait tout elle-même, jusqu'au délicieux lemon curd que nous dégustons! L'heure de fermeture est largement dépassée quand nous quittons cet endroit où je me promets de revenir - ne serait-ce que pour goûter une part de ce gâteau au citron que j'ai à peine croqué (oui car j'ai commencé mon sevrage de sucré...sujet douloureux!). Il est tard quand nous rentrons à Leeds, et demain je pars en sortie scolaire pour le nouvel an chinois...et quel exotisme: je pars à Leeds! Je vous épargne l'enfer que j'ai vécu ce jour là en terme de transports, mais je suis revenue avec pour seule envie de me pieuter et n'en sortir que le lendemain, si possible tardivement! Cependant, Laura, avant de partir, devait connaître la vie nocturne de Leeds; aussi ai-je fait un effort qui sera hautement récompensé...nous tairons la suite! 
Bar à cocktail (était-ce Mook ou Boutique?), trois cocktails plus tard, j'accepte bon gré mal gré d'essayer la boîte préférée d'Oli: le Cockpit! Laura aura réussi à disparaître une bonne partie de la soirée...et quand on lui demande où elle était: elle tend son appareil avec un immense sourire et dit: ils sont trop cool les gens, regarde je me suis fait des potes, ils sont énormes! voilà comment Laura, qui n'avait jamais mis un pied en Perfide, parvient en un soir à taper la causette aux gars les plus improbables et aux filles les plus dénudées...et ce tout en étant la plus habillée de la boite de nuit (jean et gros pull)!
Finalement Laura reste tout le week end, mais samedi nous sommes bien incapables de partir en road trip ("mi culo le road trip, mi culo"). Petit déjeuner à l'anglaise à 3h de l'aprem (Marmelade, I like marmelade...breakfast in L.A) après avoir été chez Mike et Lauren pour un thé scandaleux: un earl grey avec du lait qui valut une grande remontrance à Mike! Dimanche nous partons à Liverpool, dernière étape du séjour anglais de Laura. Une visite imprégnée des Beatles: Mathew street, the cavern pub, le musée des beatles et voilà l'heure d'échanger de rapides adieux face à un chauffeur préssé...farewell my friend, farewell!

De ce séjour on retient:
"eat the flapjack" (à chanter sur l'air de hit the road jack!)

"-ça pue?

 -suffisamment pour ne pas être mis!"

et bien sûr: "qui le sait? qui le sait? La grande dépression!"