05 octobre, 2009

y a qu'à sauter à pieds joints dans la vie!

Je suis arrivée il y a presque une semaine au 9 Hessle Street et j'ai amassé un monticule d'informations que j'aimerais partager avec vous, mais il semble que le temps m'échappe ou que mon vécu résiste aux mots, aussi n'ai-je pas pris le clavier plus tôt. Mon cher parrain et moi-même avons navigué mardi dernier sur le nouveau ferry, fraîchement importé d'australie en mon honneur, et en l'honneur de la poire qui voyageait dans la tuture. La mer était paisible, le soleil m'a célébré de ses premiers rayons incandescents, et à aucun moment la question n'a surgi- dans quoi me suis-je embarquée? - ce leitmotiv effrayant qui ponctue les premières heures des grandes aventures. Parrain m'accompagnant, ceci explique peut-être cela, toujours est-il que jusqu'au 9 Hessle Road j'allais bien. Mais là le vilain méchant stress m'attaque de plein fouet au moment de frapper à la porte. Crise de Parkinson précoce, aucune réponse à la porte, la sonnerie du portable résonne dans le vide. 20 minutes après nous réalisons que je ne vis pas au 9 Hessle Road, mais au 9 Hessle Street! et nous rebroussons chemin de bon coeur, le grand méchant stress plus agité que jamais. Cette fois la porte s'ouvre avant même que je ne frappe et ô mirage: Un roux vient à moi - en fait je fonce plutôt dessus pour lui taper la bise et enfouir ma honte dans ses joues barbues!
Un petit mot avait été laissé pour moi au cas où...soupir. C'est officiel j'habite au 9 Hessle street! il y avait même une lettre de ma mentor m'attendant sur la table de la cuisine pour mon compte bancaire. La maison est comme sur les photos, le bordel en plus - normal, je vis avec trois garçons, tous étudiants qui plus est ! Ca fait partie de l'expérience britonne . Mes pieds foulent la moquette typique des maisons anglaises , la cave me réserve une surprise : en plus du coin squat de drogués, il y a le coin repère de vampire. Ma chambre est assez grande pour accueillir plusieurs personnes à la fois mais je parie que personne ne relèvera le défi de monter aussi haut dans le Nord !
Vient le moment de vous parler de la cohabitation frog-rosbeef et garçons-filles , qui mérite un bon paragraphe. J'attaque par les clichés: l'anglais ne cuisine pas - certes, mais du coup il ne s'embête pas et va au kebab le plus près (en face de la maison) et commande des hamburgers, des beans à la tomates, des frites, bref tout ce qui peut remplir un estomac de briton . C'est assez surprenant de voir qu'ils sont capable de s'extasier devant un morceau de salade qui traîne de toute évidence depuis le début de la semaine: "Oh even the salad looks fresh" - trust me it didn't. Mais bon à voir la masse de graisse cumulée sur le bide de la fille (une six sur dix selon mes colocs) elle devait pas manger beaucoup de salade . L'anglais boit du thé - certes mais ils se sustentent surtout de bière, ce qui leur permet de sauter les repas . Dans le frigo, en arrivant , il n'y avait que de la bière , et ils entament la canette à 10h du matin . Comme quoi la boisson officiel de l'Angleterre dépend de l'âge de l'autochtone.
L'anglais prend le taxi pour se rendre aux soirées , oui , oui. L'anglais ramène sa propre boisson en soirée et ne boit exclusivement que ce qu'il a ramené, sinon il ne boit pas. Cela dit, si en non-initié vous êtes arrivés dépourvu de tout brevage alcoolisé (des softs ne comptent pas, le but chez les anglais c'est d'être "wasted"), not to be worried, ils vivent toujours près d'une petite supérette qui vend de quoi vous réchauffer le sang. Pour revenir sur le thème culinaire, un de mes sujet favori depuis que je suis ici, les anglais sont fascinés par ce que je cuisine mais n'y touche jamais, à croire qu'une alimentation saine pourrait les intoxiquer. et vivre avec des garçons ça fait quoi?
apprêtez vous à rire! Pour faciliter l'intégration je joue aux jeux de mon cher coloc Oli , je note donc les filles, et dès que je vois un mec ou une fille belle je m'exclame "Hooray", et si c'est quelqu'un de vraiment laid, "Oh noooo". Pas brillant je vous l'accorde. Oli a un wing man, comme dans How I met. Sauf qu'en Angleterre personne ne regarde cette série, inutile de la mentionner, grande solitude pour moi. Ensuite, il faut s'attendre à ce que votre coloc s'absente aux toilettes pour se branler ( parfois 4 fois dans la même journée), et ce même si ledit coloc a une copine. Charmant, n'est ce pas? Les grattages de couilles sont fréquents, la levette du wc est toujours levée (très frustrant pour une fille), mais rien ne me dérange pour l'instant, j'observe d'un regard amusé mes trois colocs que je fais beaucoup rire apparemment. J'oubliais l'épisode Speech, mon coloc que je ne connaissais pas du tout avant d'arriver et qui a eu la brillante idée de ne pas me saluer le premier jour, préférant passer la soirée à partir de 5H au pub. et le deuxième jour c'est un Speech en robe de chambre que je découvre, mode Spike dans coup de foudre à Nothing Hill quand il sort en combi de plongée.
Je tiens à préciser qu'il a toujours cette dégaine nonchalante, vieille veste et lacets défaits mais qu'il est vraiment sympa le Speech!
Le jeudi je devais me rendre à Wooley Hall (je mets des petits liens car je ne peux pas mettre mes photos encore) pour une réunion entre assistants. Reception avec tasse de thé et petits biscuits, remplissage de formulaires, discussions sur notre boulot et lunch. Et là mes amis, je vous le dis, j'ai beau être dans un pays où la cuisine n'est pas réputée je crois que je vais revenir obèse. Les petits pois sont très verts, type stabilo, le goût avec, cependant j'ai gouté à la meet pie et yummi!
Pas de quoi affoler les papilles des gourmands, mais c'est plutôt bon. Vient le moment de se pourlécher les babines : Les desserts!
Car les anglais sont très forts pour les petits biscuits et autres mets sucrés, logique il faut bien accompagner le thé. Il y avait donc un immense carrot cake, un victoria sponge cake, de la custard, et un gateau au chocolat. après quoi nous avons repris notre réunion et nous avons été lachés dans la nature vers 15h, attendant un bus qui passe toutes les heures, mais le soleil était au rendez-vous et les discussions allaient bon train.
J'ai encore moultes informations à délivrer mais je vous laisse digérer ce premier article en vous promettant qu'un article oh so fresh suivra de près celui-ci. Dans le prochain épisode vous pourrez suivre les aventures d'un louison besogneux, préparant ses cours, faisant face à une horde d'élèves intrigués par la vision d'une véritable française (la plupart d'entre eux ne sont jamais sortis de Wakefield, c'est dire). Ma pendaison de crémaillère, le tiffin, l'université, la mystérieuse acquisition d'une carte sim anglaise, bref let me rest!

3 commentaires:

  1. eh bien la prof de français,
    on laisse des fôtes dans le texte .....
    faut relire avant de mettre en ligne
    signé : le parrain responsable d'une partie des péripeties :)

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  2. Florian caressant son ventre...

    J'aime beaucoup la dérnière partie, cela me va droit au coeur, ou plutôt à l'estomac,... mais attention, ne perd pas ton chauvinisme pour autant hein?... Bordel! j'ai envie de fromage la!

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  3. Je partage tout (je crois) ce que tu as dit :)
    Et c'est dingue, à côté de chez moi aussi il y a la petite superette d'urgence ! C'est peut-être un critère d'emménagement...

    Collègue Papillonne !

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