28 octobre, 2009

C'est quand qu'on part où?

Vous vous souvenez peut être de la malédiction de la vieille dame dans le bus londonien, et bien elle m'a frappé de plein fouet pour ma dernière semaine de cours. J'ai en effet été maudite toute la semaine . Lundi, mon réveil n'a pas sonné car ma batterie était à plat et le deuxième n'a simplement pas daigné se manifester - on est jamais trop prudente quand on a un métier! - j'ai donc loupé mon train . Mercredi, j'avais un entretien pour des cours supplémentaires en Juin à 9H30 . J'avais tout planifié sauf de ne pas trouver la rue où je devais prendre le bus. Je rentre donc penaude chez moi, mais on m'écrit pour me dire de venir quand même . Alors je change de trajet et arrive à destination, du moins sur la bonne rue. Seulement voilà la rue fait au moins 3 km et je n'ai aucune idée de la direction, et évidemment je n'ai pas pris le code postal. Pour arranger les choses personne n'a entendu parler de l'établissement. Voilà donc un louison clopin-clopant sur la rue pendant deux bonnes heures, songeant à la grasse matinée perdue pour un entretien qui n'a duré tout au plus que 5 minutes et qui n'était rien de plus qu'une formalité.
Vendredi je partais rejoindre Marine aka coâmoue à Oxford. Je ne connaissais pas la rue où megabus s'arrête et mon départ aux aurores ne facilitait pas la tache, car les rues étaient désertes. Mais Le louison, vieux plan en main, a réussit l'exploit - n'ayons pas peur des mots ! J'ai su m'orienter et ça mes amis, ça relève de l'exploit, je dirais même d'un progrès pour l'avenir louisesque. Je suis donc arrivée à Oxford, tombante de fatigue dans les bras du marinou qui trépignait d'impatience, mon bus ayant 30 min de retard. La veille j'avais en effet été à un repas chez un professeur qui nous emploie pour enregistrer des conversations sur les sujets préparés par les élèves au niveau GCSE. Un bon couscous, du vin, et une petite sortie dans un pub jazzy, je suis rentrée trop tard pour faire un centurion avec mes colocs, et mes affaires n'étant pas prêtes, j'ai décidé de regarder la télé avec Speech plutôt que faire mon sac. Résultat je ne me suis couchée qu'à 3H du matin - ma faute. Les retrouvailles furent douces, mes mains ont retrouvé l'importance que seule Marine sait leurs donner, et nos échanges nous ont montré que part bien des côtés notre expérience était la même cf son dernier article. Il est bon de revoir des gens qui nous connaissent, et qui accepte mon côté sur-boulet! Oui je crois avoir gagné là encore la médaille d'or: j'ai oublié mon portefeuille à Leeds. J'étais donc sans le sous tout le week-end! Oxford veut aussi dire Michael, mon cher cousin, avec qui nous avons bu du hot mulled cider, qui a le goût de biere au beurre. L'univers d'Harry Potter pour un habitant d'Oxford est monnaie courante, la magie est réduite à peau de chagrin puisqu'ils le vivent au quotidien. Mais je ne sais pas s'il est mieux de le vivre tous les jours, ou de garder ce regard d'enfant émerveillé à chaque coin de rue.
Le lendemain nous sommes parties à Bath,
avec deux amies de Marine, charmantes et délirantes. Bath est une ville fort agréable à visiter,
et les couleurs d'automnes ont rajouté une teneur particulière à cette journée. Le cochon y est célébré et suite à une exposition en 2008, on en trouve un peu partout dans la ville, tant d'hommage pour moi, c'est trop!
Charmante ballade donc qui s'est achevée par ma dernière malédiction ferroviaire (à prononcer avec l'accent de la forêt). J'avais acheté un billet mégabus Bath Londres mais ô surprise, mégabus n'existe pas à Bath. J'ai donc attendu un bus qui n'existe pas, bien trop interloquée pour croire qu'on m'avait vendu un faux billet. Mais face à l'évidence j'ai dû prendre un nouveau billet pour arriver sous les coups de 21H30 à Londres.
Un dimanche à Londres ne signifie pas une plongée dans la torpeur urbaine mais plutôt l'affrontement avec des touristes assoiffés de découvertes -comme moi du fait. J'ai enfin goûté mon premier sunday roast, plat typique en Perfide. J'ai choisi du porc mais on peut le faire avec une autre viande et c'était servi avec du choux, des patates grillées (oui j'aime bien celles là) et de la sauce aux pommes. Mon verdict: ma foi c'est bon mais de là à l'ériger en plat typique... Ensuite j'ai fait une petite excursion à la national portrait gallery où j'ai passé au bas mot 3H, calepin à la main pour me souvenir de tous les personnages et faire des recherches une fois revenue. Je vous parlerai sûrement dans un autre post de Georges 4 . Après une collation vers picadilly circus, je suis allée au comedy store pour voir un spectacle d'impro. Le spectacle coûte 17,50£ mais je ne le recommande que pour ceux qui maîtrise bien l'anglais, sinon les sketchs ne vous feront pas rire et ce serait malheureux car c'est hilarant! Il y a plusieurs étapes dans le spectacle, les spectateurs participent à chaque fois en proposant des lieux, des genres de théâtres ou de films, des humeurs. Mon sketch préféré étant celui où un des comiques doit deviner le métier incongru préalablement choisi par le public à l'aide de mini sketchs improvisés par les autres comédiens. Lee simpson mon chouchou devait trouver : l'homme qui peint les rayures noires sur les zèbres qui trempent les biscuits dans le thé de Monsieur X et il y avait un mot en gaélique signifiant lentement que je suis incapable d'orthographier. Un deuxième exemple de sketch: le public choisit un métier et un lieu et les comédiens commencent une petite scénette, avant d'être interrompus pour que le public choisisse un genre de film ou de théâtre, les comédiens doivent alors jouer leur sketch sur le mode du film choisi et au bout de quelques minutes on recommence l'opération. Lundi, je me suis baladée entre picadilly et regent street, j'ai pris la formule scone + thé à patisserie valérie car j'ai testé leur cheesecake qui est officiellement l'un des pires que j'ai mangé jusqu'à présent, pourtant patisserie valérie fait vraiment de bons gateaux mais tout simplement pas les cheesecakes . En passant vers westminster, un attroupement de journalistes et une limousine a retenu mon attention. Je me suis plantée devant l'hôtel, attendant la sortie de stars dont je ne connaissais pas l'identité. Les flashs ont jailli de partout, j'ai à peine eu le temps de voir des talons aiguilles engloutis par la limousine que la minute de gloire c'était volatilisé au tournant de park lane. Tant pis, ce n'était pas pour moi! Avant de repartir j'ai fait un petit coucou à la reine, buckingham de nuit ou la majesté reposante de la couronne anglaise. Je suis rentrée sous les coups de minuit chez moi, contente de retrouver mes colocs et de voir que la maman de Speech m'avait déjà fait les coussins qu'elle fabrique. Aujourd'hui ils ont cuisiné une soupé à la citrouille et aux patates douces, je le mentionne car toute activité culinaire de leur part est un contre exemple de mes railleries sur leur habitude du take away. A présent je m'habitue à la tombée de la nuit à 4H30, je fais des grasses mat' et je médite à ma soirée du 31!
Prochain voyage: York et Manchester, les outlets de castleford dès que j'ai ma paye et pour l'heure de la lecture irlandaise pour m'évader spirituellement.

08 octobre, 2009

Leeds, I've bin there!*

* Ce magnifique jeu de mot, n'ayons pas peur des mots, est au goût du jour car en effet, depuis que je suis arrivée (serait-ce un signe de mauvaise augure?), c'est la grève des éboueurs! Comme quoi la France n'a pas le monopole des grèves. photos à l'appui soon!

Sinon en Perfide tout va pour le mieux, si bien que je ne prends pas le temps d'écrire mon deuxième article post
emménagement... dimanche on retrousse ses manches! (dicton tout juste inventé par ma petite personne)
Je profite de clôturer la narration de ma première semaine pour remercier mon parrain, ô combien aimable et généreux, de m'avoir soutenu dans les premières épreuves de ma nouvelle vie. De me donner son approbation pour le joli fessier qui partage mes pénates (périphrase oblige mes colocs vont sur des sites de traduction pour comprendre ce que j'écris; par example pour ma dernière phrase plusieurs propositions trouvées sur différents sites :
-To give me his(her,its) approval for the attractive gluteus which shares my pénates
-To approve me for the pretty sciatic which shares my pénates
-Give me his approval for the lovely rash that shares my household gods
comme vous pouvez le constater la traduction est approximative et engendre de jolies trouvailles, si bien que Speech et moi avons passé une bonne heure à traduire tout ce qu'on pouvait trouver, fou rire alarmant!). Et pour revenir à mon parrain, un GRAND MERCI!
J'ai réussi l'exploit non négligeable après son départ de m'orienter seule et sans Geneviève (le GPS baptisé par David et adopté communément après avoir en vain tenté de l'affubler par d'autres prénoms). Je suis donc arrivée à l'heure (7H14) à la gare près de mon école où ma mentor, Louise de son magnifique prénom, m'attendait. Petite discussion durant le trajet, elle me montre le bâtiment dans lequel je suis, si bien que je n'ai jamais mis les pieds dans le reste de l'école, et me présente aux membres du staff: toutes des filles âgées de 23 à 35 ans pour la plus vieille. Une ambiance exclusivement féminine donne nécessairement lieu à des tensions typiques de notre sexe, dont ma mentor m'a fait un compte rendu lorsque nous étions toutes les deux, mais chut! Le vendredi je n'ai fait qu'observer les classes, rien de folichon donc. Le soir même cependant une pendaison de crémaillère à l'anglaise était prévue pour me permettre de rencontrer leurs amis. J'ai allègrement oublié que carole et mathilde attendaient dans le froid près du cinéma que je vienne les chercher, passons. La soirée ne fut pas aussi mouvementée que prévue. Et les filles furent rares.
YEAY un peu d'exclusivité n'est jamais pour déplaire! Le groupe de potes que je vois souvent à la maison est très cool, calé et ouvert. Deux d'entre eux ont le geordie accent, celui de Newcastle, c'est merveilleux de rester béate parce qu'on ne comprend rien! Mais finalement le véritable accent du Yorkshire, celui du fin fond et que mon chauffeur de taxi use et abuse à des heures matinales indues fait largement concurrence au jordi.
Ai-je dit que j'habitais à deux pas d'un cinéma d'art et d'essai??? 4,50£ la séance, et je peux reprendre de bon coeur mon occupation préférée, squatter les salles obscures. Ce que j'ai fait hier pour le film the imaginarium of doctor Parnassus, starring Heath Ledger! Le quartier où j'habite est vraiment sympa, très etudiant, à dix minutes à pieds des bars et autres restaurants goûteux (à l'echelle britonne). Je recommande la cafetière, et je prévois de tester dans la semaine le smoothie bar que j'ai repéré près de l'université. Ah minute culinaire oblige, mes colocs se sont insurgés par ma description et m'ont dit qu'ils pouvaient tout à fait cuisiner (sauf Speech, affublé du surnom speechy dog par mes propres soins du fait de sa ressemblance indéniable avec droopy), mais qu'ils étaient trop fainéants. Soit. Un soir, je rentre et que vois-je? La cuisine a été envahi par l'ennemi, mes colocs pris d'une folle envie de tiffin, ont décidé d'en cuisiner un! Le tiffin pour les non initiés c'est un gateau avec une couche de biscuit écrasé, une couche de chamallow,
une couche de syrop mielleux, une couche généreuse de chocolat, le tout durci au frigo. à manger impérativement accompagné d'une tasse de thé car bien trop sucré! Ce soir là, j'ai bien aimé mes colocs hihi
Revenons à l'école qui se situe près de Wakefield, ville où la consanguinité est le mot de passe pour avoir une chaumière. Carole qui vit dans la maison où je devais vivre a d'ailleurs fait une analyse fort juste de cette bourgade, il faut dire qu'elle a tâté le terrain (ne pas comprendre qu'elle s'adonne à la consanguinité!) donc je vous en met un extrait:
J'ai rebaptise cette bourgade la ville du cafard pour de multiples raisons.
d'apres une etudes sociologique menee par mes camarades assistants et moi meme, le nombre de consanguins (inbred pour ceux que ca interesse) dans cette ville est alarmant: il y en a au moins plein et meme peut etre plus! oh je vous vois venir avec vos fourbes rires, qu'elle est medisante cette carole... et bien non, la y'a pas (que) moi qui l'a dit, on est au moins plein a le penser (meme si on est moins que les consanguins...)ici vous serez ravis d'apprendre qu'on devient heureuse maman environ 9 mois apres ses premieres regles. attention cet hiver encore, la tendance est a la poussette et au fond de teint orange.
treve de medisance, honorons comme il se doit l'anglaise qui par tous temps maitrise l'art du talon tour eiffel et de la micro jupe (accompagnee du micro bustier et du maxi makeup of course!). chantons ces femmes qui ont su s'imposer a tel point qu'aucun malautru n'ira les soupconner de vendre leurs charmes. bravo.
Carole est très drôle, j'ai envie de me créer une boite à carole, avec sa voix qui me dirait quelque chose chaque fois que j'appuie dessus, l'équivalent de la boite à hein dans le nord. Et là je dois vous laisser sur votre faim car il faut que je comble la mienne et me prépare à mon excursion champêtre près de chez carole justement.
Dans le prochain épisode, promis, je parle de mes cours et des élèves! et de mes colocs, sujet intarissable, d'autant que zizi sur pattes ( surnom adopté et approuvé par le sceau officiel du clairlou) a encore fait des prouesses cette semaine.
Salutations!

05 octobre, 2009

y a qu'à sauter à pieds joints dans la vie!

Je suis arrivée il y a presque une semaine au 9 Hessle Street et j'ai amassé un monticule d'informations que j'aimerais partager avec vous, mais il semble que le temps m'échappe ou que mon vécu résiste aux mots, aussi n'ai-je pas pris le clavier plus tôt. Mon cher parrain et moi-même avons navigué mardi dernier sur le nouveau ferry, fraîchement importé d'australie en mon honneur, et en l'honneur de la poire qui voyageait dans la tuture. La mer était paisible, le soleil m'a célébré de ses premiers rayons incandescents, et à aucun moment la question n'a surgi- dans quoi me suis-je embarquée? - ce leitmotiv effrayant qui ponctue les premières heures des grandes aventures. Parrain m'accompagnant, ceci explique peut-être cela, toujours est-il que jusqu'au 9 Hessle Road j'allais bien. Mais là le vilain méchant stress m'attaque de plein fouet au moment de frapper à la porte. Crise de Parkinson précoce, aucune réponse à la porte, la sonnerie du portable résonne dans le vide. 20 minutes après nous réalisons que je ne vis pas au 9 Hessle Road, mais au 9 Hessle Street! et nous rebroussons chemin de bon coeur, le grand méchant stress plus agité que jamais. Cette fois la porte s'ouvre avant même que je ne frappe et ô mirage: Un roux vient à moi - en fait je fonce plutôt dessus pour lui taper la bise et enfouir ma honte dans ses joues barbues!
Un petit mot avait été laissé pour moi au cas où...soupir. C'est officiel j'habite au 9 Hessle street! il y avait même une lettre de ma mentor m'attendant sur la table de la cuisine pour mon compte bancaire. La maison est comme sur les photos, le bordel en plus - normal, je vis avec trois garçons, tous étudiants qui plus est ! Ca fait partie de l'expérience britonne . Mes pieds foulent la moquette typique des maisons anglaises , la cave me réserve une surprise : en plus du coin squat de drogués, il y a le coin repère de vampire. Ma chambre est assez grande pour accueillir plusieurs personnes à la fois mais je parie que personne ne relèvera le défi de monter aussi haut dans le Nord !
Vient le moment de vous parler de la cohabitation frog-rosbeef et garçons-filles , qui mérite un bon paragraphe. J'attaque par les clichés: l'anglais ne cuisine pas - certes, mais du coup il ne s'embête pas et va au kebab le plus près (en face de la maison) et commande des hamburgers, des beans à la tomates, des frites, bref tout ce qui peut remplir un estomac de briton . C'est assez surprenant de voir qu'ils sont capable de s'extasier devant un morceau de salade qui traîne de toute évidence depuis le début de la semaine: "Oh even the salad looks fresh" - trust me it didn't. Mais bon à voir la masse de graisse cumulée sur le bide de la fille (une six sur dix selon mes colocs) elle devait pas manger beaucoup de salade . L'anglais boit du thé - certes mais ils se sustentent surtout de bière, ce qui leur permet de sauter les repas . Dans le frigo, en arrivant , il n'y avait que de la bière , et ils entament la canette à 10h du matin . Comme quoi la boisson officiel de l'Angleterre dépend de l'âge de l'autochtone.
L'anglais prend le taxi pour se rendre aux soirées , oui , oui. L'anglais ramène sa propre boisson en soirée et ne boit exclusivement que ce qu'il a ramené, sinon il ne boit pas. Cela dit, si en non-initié vous êtes arrivés dépourvu de tout brevage alcoolisé (des softs ne comptent pas, le but chez les anglais c'est d'être "wasted"), not to be worried, ils vivent toujours près d'une petite supérette qui vend de quoi vous réchauffer le sang. Pour revenir sur le thème culinaire, un de mes sujet favori depuis que je suis ici, les anglais sont fascinés par ce que je cuisine mais n'y touche jamais, à croire qu'une alimentation saine pourrait les intoxiquer. et vivre avec des garçons ça fait quoi?
apprêtez vous à rire! Pour faciliter l'intégration je joue aux jeux de mon cher coloc Oli , je note donc les filles, et dès que je vois un mec ou une fille belle je m'exclame "Hooray", et si c'est quelqu'un de vraiment laid, "Oh noooo". Pas brillant je vous l'accorde. Oli a un wing man, comme dans How I met. Sauf qu'en Angleterre personne ne regarde cette série, inutile de la mentionner, grande solitude pour moi. Ensuite, il faut s'attendre à ce que votre coloc s'absente aux toilettes pour se branler ( parfois 4 fois dans la même journée), et ce même si ledit coloc a une copine. Charmant, n'est ce pas? Les grattages de couilles sont fréquents, la levette du wc est toujours levée (très frustrant pour une fille), mais rien ne me dérange pour l'instant, j'observe d'un regard amusé mes trois colocs que je fais beaucoup rire apparemment. J'oubliais l'épisode Speech, mon coloc que je ne connaissais pas du tout avant d'arriver et qui a eu la brillante idée de ne pas me saluer le premier jour, préférant passer la soirée à partir de 5H au pub. et le deuxième jour c'est un Speech en robe de chambre que je découvre, mode Spike dans coup de foudre à Nothing Hill quand il sort en combi de plongée.
Je tiens à préciser qu'il a toujours cette dégaine nonchalante, vieille veste et lacets défaits mais qu'il est vraiment sympa le Speech!
Le jeudi je devais me rendre à Wooley Hall (je mets des petits liens car je ne peux pas mettre mes photos encore) pour une réunion entre assistants. Reception avec tasse de thé et petits biscuits, remplissage de formulaires, discussions sur notre boulot et lunch. Et là mes amis, je vous le dis, j'ai beau être dans un pays où la cuisine n'est pas réputée je crois que je vais revenir obèse. Les petits pois sont très verts, type stabilo, le goût avec, cependant j'ai gouté à la meet pie et yummi!
Pas de quoi affoler les papilles des gourmands, mais c'est plutôt bon. Vient le moment de se pourlécher les babines : Les desserts!
Car les anglais sont très forts pour les petits biscuits et autres mets sucrés, logique il faut bien accompagner le thé. Il y avait donc un immense carrot cake, un victoria sponge cake, de la custard, et un gateau au chocolat. après quoi nous avons repris notre réunion et nous avons été lachés dans la nature vers 15h, attendant un bus qui passe toutes les heures, mais le soleil était au rendez-vous et les discussions allaient bon train.
J'ai encore moultes informations à délivrer mais je vous laisse digérer ce premier article en vous promettant qu'un article oh so fresh suivra de près celui-ci. Dans le prochain épisode vous pourrez suivre les aventures d'un louison besogneux, préparant ses cours, faisant face à une horde d'élèves intrigués par la vision d'une véritable française (la plupart d'entre eux ne sont jamais sortis de Wakefield, c'est dire). Ma pendaison de crémaillère, le tiffin, l'université, la mystérieuse acquisition d'une carte sim anglaise, bref let me rest!