16 septembre, 2009

If you see a woman who can't walk, you have to get up ou la "malédiction" britonne!



Ma dernière semaine du mois d'Aout (oui je suis en retard pour relater les péripéties comme me le fait remarquer ma sale bête de meilleure amie) fut donc marquée par les retrouvailles avec le Valéron, et la découverte de Bristol. Et je ne peux faire un blog sans dresser un portrait du Valéron, qui est, n'ayons pas peur des mots, ma relation la plus longue (on rentre dans notre 13ème année). Aussi je vous cite cette phrase de Dostoievski qui la

résume toute entière: « Le rire ne quittait pas ses lèvres, fraîches comme peut être une rose du matin qui vient juste d'ouvrir, au premier rayon du soleil, son bourgeon rouge, aromatique sur lequel n'ont pas encore eu le temps de sécher les gouttes froides et volumineuses de la rosée ». Valérie, son rire, ses douces mains qui font de magnifiques gratouilles, ses doigts qui s'agitent lorsqu'elle soutient ses idées, son chignon de fin de journée avec ses quelques mèches folles, ses lunettes violettes, le violet en général, son côté maternel et sa capacité à analyser de façon très humouristique toute situation, même les plus stressantes. Elle évolue, à son pas, sans se soucier des autres, elle s'épanouit. Cela fait 13 ans que nous glissons sur notre propre fil, deux funambules à l'équilibre instable qui se tiennent la main pour ne pas tomber. Parfois, nos doigts se sont lachés pour un temps, mais très vite sa main a rattrapé la mienne et ses doigts se sont glissés dans les miens. Et nous continuons de glisser sans voir le bout du fil. Les chemins nous inventent; il faut laisser vivre nos pas.

De Bristol et de Londres je pourrais vous raconter les scones et les digestives, la soirée time's up avec le colloc de valéron et le cheesecake, le pub et le briton plutôt mignon, le partage du duvet, les discussions jusque tard, mégabus et le sens sur-développé d'orientation du valéron, notre chance question logement à Londres, nos pieds, la recherche d'une banque, le carnaval de nothing hill, la malédiction de la vieille dame dans le bus qui a voulu nous arracher un cheveu et ériger une poupée vaudou à notre effigie parce que nous ne lui avions pas proposé notre place assise, nos déambulations, je pourrais vous dire tout ça mais rien ne saurait rendre compte de ce bien être que l'on ressent en présence d'un pilier de notre vie. Ce que je retiens de Londres et de cette semaine je vais le partager avec vous:
Sur Fourth Plinth, à Trafalgar square, un projet a été mis en place cette année par le sculpteur Antony Gormley: Pendant 100 jours consécutifs, toutes les heures quelqu'un peut monter sur le monument et faire ce qu'il veut - absolument ce qu'il veut! Nous avons eu droit à "one of these fucking twat" selon les mots d'une anglaise, un jeune d'une vingtaine d'années qui est monté avec son bouquin et son verre d'eau et pendant une heure il a lu un bouquin dont il nous a vaguement montré la couverture - on ne pouvait pas distinguer le titre, vu d'en bas.

Mais il y a eu Judith - ah Judith - une drôle de petite chaperon rouge qui voulait promouvoir le réseau social face-to-face. L'idée étant de recontacter ses amis au lieu de leur parler sur facebook ou msn, de les inviter à boire un thé, de les voir!!! Eh bien Judith pour ça elle nous envoyait une petite carte faite de ses petites mains, avec un sachet de thé épinglé. Et Judith je l'aimais bien, son concept aussi! vous êtes donc tous invités à boire le thé chez moi quand je serais installée! Laissez-vous temps thé

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