28 septembre, 2009

Rien ne sépare de plus loin - ailleurs est un pays d'ici.


dernier jour en France mais il semblerait que pour la plupart je suis partie depuis le mois d'Août et dans le vent froid de leur silence, je m'en vais, enfin.

Avant de partir je voulais manger des grenouilles, compter s'il y avait plus de tic tac orange que vert dans une boite, regarder un voire deux films tous les soirs, admirer le palais des beaux arts de nuit, manger une carbonnade, faire un repas fromage, lire, assouvir ma soif de livres et rechercher un sujet de master par la même occasion, discuter avec tous les gens qui comptent... l'avantage des listes c'est qu'on peut les raccourcir ou les prolonger...la mienne sera valable en rentrant à Noël j'en ai bien peur.

Je pars, tout à l'heure, dans quelques heures, demain matin. Je ne sais plus bien si moi-même je ne suis pas déjà partie, mais où? "Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme. " (Baudelaire, spleen de paris). Voilà qui résume plutôt bien ce qui se passe dans ma tête. Cela dit, j'ai une chance inouïe, j'arrive dans une colloc de trois garçons, un weasley, un blond , et un émo brun très serviable et dont les goûts musicaux m'enchantent chaque jour un peu plus. Mercredi ou Vendredi, pendaison de crémaillère à l'anglaise, alcool à flots et mini-jupe, mini-top, mini collant, envahiront la maison. Une foule colorée flashy babillant dans un Anglais aux accentuations marquées par l'héritage industriel du Yorkshire. Je serai plongée dans le bain. Je pars.

"Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver dans le silence, dans l'espace. Juste au-dessus du temps. Juste au delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder de plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache."

19 septembre, 2009

a tribute to the awesome cleûûûbe, so morish!

Un best of des phrases cultes que j'ai en ma possession, à défaut de pouvoir relater tous les moments que nous avons partagé ensemble! Un grand merci pour cette année de folie et à très bientôt pour les prochaines péripéties!!!


Karl:
"c'est comme l'histoire de la femme qui embrassait une toile de maître, et bien moi j'embrasse le panneau *et il se penche pour faire un bisou au panneau de signalisation*"
"t'es magnifique, chamais chaurais cru qu'elle
aurait ce potentiel beautiful,gorgeous!"
"c'est de la colle uhu, c'est sur le même principe que le brouahaha"
"Je veux mourir en martyr"
"J'me rase comme Britney!"
"Ich bin ein Karliner"



tous en coeur: Ils m'entrainent au bout de la nuit !!!
Karl: Qui ça, qui ça?
tous: Les démons de minuit!


le petit-louis raton qui fricote avec Be-ing
Le petchiiiiit bonhomme en...mou-ou-ou-ousseuuuuh/Qui s'élanceuh, et rateuh le plon-geoiiiiiiiiiii-oi-oir!

Thé pâté (spéciale casse-dédi à Louise, feu son ordi) tique!

"ça casse pas trois cattes à un panard"

Ben, j'me suis jamais sentie très lucky alors je dirais plutôt ducky...




"La richesse n'achète pas l'intelligence"
"Dis, t'as pas une soirée??" Euh ben là sur moi tout de suite non j'en ai pas ^^
"high fougère five, j'amène la corde "


t'es frapadingue! je me suis claquée une barre!
"Il vaut mieux avoir un truc que t'aimes que plein de trucs que t'aimes pas..."
"Qu'est-ce qu'on fait??-Ben j'sais pas...On s'touche?"


Je viens de découvrir qu'on dit un cerne.

C'est masculin.

je préfère que tu te douches
avant de m'appeler...

*Superbe mime de Karl* " Un écrivain?...Un écrivain mort dans un accident d'avion? -Oui, ben dis-le!!! -Ben vous êtes drôles je connais aucun de vos auteurs à part St-Exupéry"



Alriiiight
est-ce que!
"it's so mouton"
"c'est un film d'inspiration suédoise, n'ayons pas peur des mots, sur un ton très
suranné ..."
"Rhum sweet Rhum"


Au milieu d'un monologue très sérieux de Alix: "Ah ben l'an dernier j'avais eu la Bourgogne!"
"je suis fan de nous"
"j'ai l'impression de te perdre"
Marine: ça parle de quoi the mist? Lou: Ben de brouillard!
"ah ah ah ça y'est ça sort" "c'est la petite goutte avant la giclée" *poussant de petits gémissements alors qu'il s'agit de colle*
"t'es trop informe dans ton cosmos love"
"nan arrête tu moutonnes" *parlant de l'acte sexuel de Jo*
Boubi: je te donne le high
lou: HIGH FIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVE! *faux*


16 septembre, 2009

If you see a woman who can't walk, you have to get up ou la "malédiction" britonne!



Ma dernière semaine du mois d'Aout (oui je suis en retard pour relater les péripéties comme me le fait remarquer ma sale bête de meilleure amie) fut donc marquée par les retrouvailles avec le Valéron, et la découverte de Bristol. Et je ne peux faire un blog sans dresser un portrait du Valéron, qui est, n'ayons pas peur des mots, ma relation la plus longue (on rentre dans notre 13ème année). Aussi je vous cite cette phrase de Dostoievski qui la

résume toute entière: « Le rire ne quittait pas ses lèvres, fraîches comme peut être une rose du matin qui vient juste d'ouvrir, au premier rayon du soleil, son bourgeon rouge, aromatique sur lequel n'ont pas encore eu le temps de sécher les gouttes froides et volumineuses de la rosée ». Valérie, son rire, ses douces mains qui font de magnifiques gratouilles, ses doigts qui s'agitent lorsqu'elle soutient ses idées, son chignon de fin de journée avec ses quelques mèches folles, ses lunettes violettes, le violet en général, son côté maternel et sa capacité à analyser de façon très humouristique toute situation, même les plus stressantes. Elle évolue, à son pas, sans se soucier des autres, elle s'épanouit. Cela fait 13 ans que nous glissons sur notre propre fil, deux funambules à l'équilibre instable qui se tiennent la main pour ne pas tomber. Parfois, nos doigts se sont lachés pour un temps, mais très vite sa main a rattrapé la mienne et ses doigts se sont glissés dans les miens. Et nous continuons de glisser sans voir le bout du fil. Les chemins nous inventent; il faut laisser vivre nos pas.

De Bristol et de Londres je pourrais vous raconter les scones et les digestives, la soirée time's up avec le colloc de valéron et le cheesecake, le pub et le briton plutôt mignon, le partage du duvet, les discussions jusque tard, mégabus et le sens sur-développé d'orientation du valéron, notre chance question logement à Londres, nos pieds, la recherche d'une banque, le carnaval de nothing hill, la malédiction de la vieille dame dans le bus qui a voulu nous arracher un cheveu et ériger une poupée vaudou à notre effigie parce que nous ne lui avions pas proposé notre place assise, nos déambulations, je pourrais vous dire tout ça mais rien ne saurait rendre compte de ce bien être que l'on ressent en présence d'un pilier de notre vie. Ce que je retiens de Londres et de cette semaine je vais le partager avec vous:
Sur Fourth Plinth, à Trafalgar square, un projet a été mis en place cette année par le sculpteur Antony Gormley: Pendant 100 jours consécutifs, toutes les heures quelqu'un peut monter sur le monument et faire ce qu'il veut - absolument ce qu'il veut! Nous avons eu droit à "one of these fucking twat" selon les mots d'une anglaise, un jeune d'une vingtaine d'années qui est monté avec son bouquin et son verre d'eau et pendant une heure il a lu un bouquin dont il nous a vaguement montré la couverture - on ne pouvait pas distinguer le titre, vu d'en bas.

Mais il y a eu Judith - ah Judith - une drôle de petite chaperon rouge qui voulait promouvoir le réseau social face-to-face. L'idée étant de recontacter ses amis au lieu de leur parler sur facebook ou msn, de les inviter à boire un thé, de les voir!!! Eh bien Judith pour ça elle nous envoyait une petite carte faite de ses petites mains, avec un sachet de thé épinglé. Et Judith je l'aimais bien, son concept aussi! vous êtes donc tous invités à boire le thé chez moi quand je serais installée! Laissez-vous temps thé