16 décembre, 2009

I'm nobody's weasel

Cet article doit s'écouter avec comin' back to me de Jefferson airplane, découverte de la semaine, cette chanson me transporte et correspond un peu au flux de mes pensées actuel. Même si ,ici, Mathilde

quand elle ne chante pas paroles, paroles de Dalida à tue-tête dans la rue, se met à fredonner Car l'amour des wriggles. Elle m'a fait découvrir Marie Cherrier et m'envoie des liens de chansons de Volo. Dans notre monomanie environnementale on a pas mal écouté aux arbres citoyens et Respire que nous avons étudié avec les élèves. Mais s'il y a bien une chanson emblématique de ces trois mois passés en Perfide, ce serait: Sex on fire de kings of leon!!! D'une part cette chanson passe vraiment bien en soirée - je revois encore Marine, et moi se déchaîner dessus au faversham -c'est aussi le groupe préféré d'Oli, mais elle représente surtout l'ambiance dans laquelle je vis, la jouissance quotidienne que je trouve à la maison. Danny fréquente depuis quelques temps une fille qui a eu le malheur de se pointer en jogging sweat-shirt et cheveux gras à la maison, depuis elle est honorée d'un magnifique surnom. Pour leur dernière semaine, Danny et elle ont décidé de faire exploser les décibels en poussant des cris d'extase à toute heure : le matin quand je me lève, l'aprem quand je rentre, le soir quand je vais me coucher, parfois en pleine nuit, et plein de fois je suppose quand je ne suis pas là. Il y avait peut être promo sur les capotes chez sainsbury's! Oli a été plutôt sage, depuis son coup de foudre pour Marine - n'ayons pas peur des mots, la revoir relève d'une obsession à présent - il n'essaye plus d'embrasser tout ce qui bouge en soirée alors qu'avant c'était: I pulled three girls, HOORAY! I felt like a rock star, everyone loves me! En général vous relevez les commissures en une esquisse de sourire et vous lui dites
oui, oui. Il ne s'apercevra pas de la pointe d'ironie, tout obnubilé qu'il est par sa propre perfection. Il n'a donc vu que son ex, qu'il re-fréquente (après l'avoir trompée avec Alice et larguée pour elle, il a finit par tromper Alice avec elle) et les voilà tous les deux cuisinant du risotto à chaque fois qu'ils se voient!
Mes élèves veillent à ce que je prenne l'accent et les expressions du Yorkshire et quand ils repartent de mon cours ils vérifient ma prononciation. Alors je les ai enregistrés et l'espace d'un instant une lueur de fierté a traversé leur regards parfois si durs, si francs.
-salutation: HIYA Luv! (ils ponctuent chaque phrase du mot luv)
You're alright there (ça c'est la phrases typique des vendeurs, rien de plus agaçant)
au téléphone, ça donne: you're alright lad? (équivalent de mate)
-les pounds deviennent des quid mais jamais au pluriel, les but sont prononcés avec un o, et l'outrage extrême pour n'importe quel français s'acharnant à parler correctement l'anglais depuis presque dix ans: ils ne disent pas le H!!!! ce maudit H qu'on vous reproche toujours d'oublier! my devient me : example " i forgot me pen" et parfois me devient us!
- l'astuce pour renforcer vos adjectifs c'est l'ajout malicieux de proper: It's proper good!
- ah sans oublier TA ou TA-RA qui prend un peu toutes significations, comme cheers: salut, merci, aurevoir.
Si vous voulez avoir une idée de l'atmosphère dans laquelle je vis, il faut que vous regardiez Brassed off, on a vu ce film à l'université de Leeds, il se passe dans un petit village, semblable à celui de mon école et il correspond à l'environnement dans lequel évolue nos élèves.
Cette semaine, c'est ma dernière semaine de cours de 2009. Les anglais envoient des cartes de noël à la famille et aux amis, mais les élèves en donnent parfois aux profs (est ce que ce sont les lèche-culs, les brown-nosers?). Et sans m'y attendre j'ai reçu trois cartes postales, une boite de chocolats, et un petit gateau au gingembre en forme de bonhomme avec écrit bon noël! J'ai esquissé un grand sourire mais c'est mon coeur entier qui rebondissait. Être assistant a vraiment du bon! Ma classe difficile, year 11, les moins bons, veulent à présent rester avec moi deux heures au lieu d'une et j'ai enfin l'impression d'avoir réalisé quelque chose! Quel soulagement quand le premier cours avec eux c'était si mal passé!
On m'a proposé de revenir dans cette école l'année prochaine, et je n'ai toujours pas complété mon dossier pour l'assistanat l'an prochain car j'hésitais entre canada et Angleterre. Il est peut être trop tard à présent et ma logique m'échappe. Pourquoi avoir retardé mon dossier quitte à le rendre invalide alors qu'il n'y a aucun intérêt à rester au même endroit quand on a pas de grandes attaches. Dans tous les cas si ce n'est pas le Canada, si ce n'est pas ailleurs en Angleterre, je serai quand même assistante l'an prochain, une année ne suffit pas et j'ai peur de mes demain en France. Il ne reste que ce qui n'a pas encore disparu...

06 décembre, 2009

Ange in attitude

Cet article sera fouillis, un peu comme ma vie!
D'habitude Novembre n'est qu'un amas de jours à effacer du calendrier, cette année pourtant les jours furent plaisants quoique volatiles. Deux bonfire nights où les feux d'artifice nous ont fait oublier le froid, la pluie et la boue qui ont ruiné mes chaussures (conseil pour toute personne projetant de vivre en Angleterre: oubliez les ballerines). La première soirée nous avons regardé le feu depuis le Hyde Park pub, pour éviter la pluie, la boue et surtout perdre nos places! Après quoi nous avons bu un coup et deuxieme conseil majeur: ne pas commander de cocktail dans un pub anglais! Ma deuxième tentative de Pina colada prit la forme d'un liquide sirupeux à l'aspect étrangement proche de la liqueur séminale. La nuit suivante nous avons réexpérimenté le périple des festivités à Wakefield où nous étions invités par la mentor de Carole. Après les avoir attendus 30 minutes, les pieds trempés, nous avons regardé le feu, en position flamand rose: placer le pied déchaussé entre les genoux de votre voisin pour le réchauffer! Attention il faut s'accrocher car l'équilibre peut vite vaciller. Puis nous avons été chez Claire pour se ravitailler de tous les bons plats concoctés par les assistants de différentes nationalités: un plus pour les cupcakes au saumon de Carole! Grand miracle l'épopée des transports Wakefieldien s'est achevé presque sans couac puisque nous avons réussi à rentrer à Leeds, sauf qu'une fois en ville, les bus ne nous ont pas accepté, et c'est les pieds mouillés et le corps frigorifié que nous avons déambulé jusqu'à nos miséreuses pénates.
Novembre fut aussi le mois où les mince pies ont fait leur apparition dans les super marchés
à l'approche de noël (qui commence à dévoiler son visage le 19 novembre chez les anglais, jour où les lumières de Noel s'allument et où le christmas market s'installe.). Les mince pies se sont des petites tartelettes fourrées à la mincemeat qui se dégustent parfaitement au goûter et au petit déjeuner (oui je suis mono-maniache je n'ai mangé que ça pendant un mois, à défaut d'avoir du stolen). La mincemeat ne contient absolument pas de viande, c'est un condensé de fruits sec, épices et autres ingrédients non identifiés. A l'origine le sucre était ajouté pour masquer le fait que la viande avait tourné, à présent ce sont de magnifiques petites tartelettes qui vont envahir ma valise puisque je veux en ramener à tout le monde! Le deuxième point culturel qu'il est absolument nécessaire d'évoquer: La saleté. Est-ce parce que je vis avec des garçons, ou parce que je vis avec des anglais que ma maison ressemble toujours à une poubelle géante? Le salon est un champs de canettes de bière, la vaisselle peut s'accumuler jusqu'à voir l'apparition de moisissures flottant à la surface des verres encore remplis de bières,
les toilettes servent à la fois de cendrier et de poubelles à take away (je ne connaissais pas cet usage incongru et ma foi fort peu utile puisqu'il se bouche.), le linge peut rester une semaine dans la machine à laver, ou sur une chaise dans la cuisine, sans être étendu. Alors le soir, après une journée de travail, plus la perspective des lectures liées au mémoire, c'est pas toujours gérable.La vie en communauté ou l'art de faire l'aveugle.
Le mois de novembre a été agrémenté par la visite de Marine et Jonathan,


deux membres du cleûûûûbe, qui ont découvert la vie rock'n'roll de Leeds. Ou trainspotting au choix: "parfois je me lève à 9h et je les vois sniffer, et je me dis, mais il est quelle heure??? je vis dans trainspotting!" On se souviendra du lissage parfait effectué par Jonathan,

le nouveau tony and guy, l'idylle entre mon coloc et Marine, Le baiser électrique entre Karl et une fille!, l'arrivée en fanfare de Jonathan et le départ presque manqué de Marine. Un week-end digne du cleûbe,
rocambolesque à souhait et qui ressource pleinement; un week-end à refaire en somme.

Enfin mon dernier week-end fut délocalisé: la maman de Speech m'a invité chez eux à Liverpool, et j'ai eu droit à: une visité guidée de l'ancienne capitale culturelle de l'Europe, un dîner typiquement anglais: lamb and mint sauce, des sandwich au beef and horseraddish , et des mince pies! et des éloges pour ma gentillesse. Malheureusement je suis tombée malade et pour la troisième fois consécutive j'ai chopé une angine. Alors dans mon sac les tablettes de doliprane ont subtilisé la place des pastilles de berocca, et le miel est venu adoucir mon thé sans lait. Je reviendrai donc voir les manchots empereurs de Liverpool, et la famille Speech dans leur maison au Lake district hopefully!

07 novembre, 2009

Mathilde et le monde

Depuis que le monde est monde, et la terre est terre, on a vu en vain l'apparition d'une espèce jamais achevée, en perpétuelle mutation pour tenter de diminuer les défauts transmis de famille en famille. Il y a 24 ans tout juste le monde a enfin réalisé la prouesse de donner jour à l'être parfait autour de qui le monde gravite à présent. Cet être porte le nom de mathilde, ne pas se méprendre sur la sonorité enchanteresse et fruitée, ce prénom signifie combat; ce qui ne m'étonne pas plus que ça puisqu'il faut une bonne dose de courage et de ténacité pour affronter le monde tête haute. Le secret de Mathilde: les talons hauts, car son 1m75 ne lui suffit pas à se sentir supérieur. Les cheveux frisés, la raie sur le côté (cela parait anodin mais ne sous estimons pas l'importance de la raie! celle au milieu par exemple rend Mathilde nettement plus commune, et on ne veut pas, non, non, non!) et une doudoune rouge pimpante (quand elle ne reçoit pas des oeufs frais sur la poitrine), voilà de quoi affronter le monde (accompagné de chaussures à talons bien entendu). Elle porte des habits trèss colorés pour mettre du pep's à la vie, mélange audacieusement les rayures, les pois et autres motifs en bravant toute loi esthétique, superpose les couleurs improbables: rose fluo, rouge flash, vert (comme celui de la fausse herbe) et contre toute attente le résultat est admirable.
Malgré son ombre qui la poursuit, elle continue son chemin vers la décrépitude avec engouement - fatale destinée qui nous mène tous, même les plus glorieux, à l'état de vieux crouton. Elle est devenue accro aux pastilles de chocolat blanc, a testé déjà presque tous les smoothies de Hyde Park, se fait une règle d'or d'arriver en retard à tous nos rendez-vous.
Mathilde prend des photos deux tiers un tiers, comme ça:
ou des photos conceptuelles, comme ça:
Mais en ce moment je m'inquiète pour sa santé; elle est sujette au moindre coup de froid, sa grosse doudoune ne lui suffit plus, ses chaussures à talons prennent la pluie et elle n'a plus d'argent pour s'acheter celle à flammes. Son compte bancaire lui autorise l'exclusive consommation de pâtes pour le dîner. Toute excentricité doit être mûrement pesée, alors ne parlons même pas d'excursion ou de sortie fantaisie. Cet article est donc un message d'espoir, et une invitation au don sous toute forme pour ce petit être chétif bien qu'espiègle.


ce message est à prendre au second degré!

02 novembre, 2009

pumpkin ta vie, et celle de tes amis

half-term s'en est allé, presque aussi rapidement qu'il est venu; laissant derrière lui cette vague saveur bittersweet de la dernière cuillère de soupe à la citrouille, patate douce et lait concentré sucré. Danny et Oli l'ont cuisiné et m'ont invité à la goûter avec empressement, mes papilles gustatives ne sont pas aussi exercées que celles du critique culinaire qu'est le roux mais je peux vous dire que ça les a bien chatouillées - comprendre qu'elles ont apprécié le brevage. Je vous la recommande, ce n'est pas une tentative d'empoisonnement de la part des rosbifs et la recette est sur le net - je vous laisse la googler.
Après mon excursion dans le Sud, j'ai décidé de me prendre un peu de repos et de profiter de ma ville que je n'avais fait que traverser en automate rouillé que j'étais avant et après des journées de travail exténuantes. Je me lève au petit jour, 6h du matin, avec 15 minutes de plus les jours où m'extirper de mes couettes pour affronter la température polaire relève de l'exploit surhumain - mais je suis une super héros après tout !- et j'arrive sur Leeds à 4H le soir. Et bien, malgré ça, oui je suis fatiguée. Au mois d'Octobre me greffer un oreiller sur l'oreille était devenu une extravagance bien inutile, les secousses ferroviaires berçant mes pensées, je m'endormais dès que le train se mettait en marche. Question d'adaptation! J'ai réussi à faire deux grasses mat', Hooray comme dirait Oli.
Mathilde et moi sommes allées deux fois faire les magasins sans rien acheter, avons réservé nos place pour aller au théâtre gratuitement: ce soir justement c'est les raisins de la colère. Nous avons tenté un troisième petit restau sur Hyde Park Corner, finalement la palme revient au LS6, même si la soupe aux petits pois de la cafetière
est un délicieux souvenir pour mes papilles. Nous avons été au cinéma voir An education, à la sortie duquel Mathilde a eu envie de se pendre (Mme Paté aimera bien cela dit), le film nous laisse une pointe d'amertume, "d'une diaphane acidité".
Nous avons assisté à la manifestation du British National Party dans Leeds, et la contre manifestation, qui a nécessité la présence envahissante de policiers (deux policiers pour un manifestant, sans compter les chevaux! autrement dit l'anticipation excessive des rosbifs; mais on leur pardonne après tout ils ne partagent pas la tradition, je dirais même l'art, de la manifestation). Un petit bonhomme rouge (Mathilde qui porte toujours une grosse doudoune rouge pour lutter contre le froid -elle est frileuse hein!) a pris plein de photos que je vous laisse découvrir. Minute culturelle: La BBC 2 a invité Nick Griffin, leader du BNP, équivalent de Jean-marie Le Pen , à son émission politique Question Time. Cette médiatisation de l'idéologie du BNP a évidemment fait controverse. Je ne sais pas exactement si la présence des manifestants est liée à ce problème toujours est-il que vous aurez un soupçon de connaissance sur l'actualité
en Perfide.
Une fin de mois d'Octobre ici implique nécessairement la célébration d'haloween et donc la confection d'un costume. En bonnes françaises que nous sommes, nous avons sauté l'étape déguisement pour en venir directement aux festivités à savoir pain à l'ail et cidre, petits biscuits au gingembre et autres mets allègrement badigeonnés de ketchup, pus écrit lettres sanguinolentes. Il faut savoir que cette soirée en soit ne fut pas riche en émotions, mais le périple pour y parvenir transcende toutes tribulations précédemment contées. Les 1H habituelles pour parvenir à destination se sont vite transformées en 3 longues heures, échouées dans des contrées inhospitalières. Mauvaise correspondance, mauvais arrêt, mauvais bus, course effrénée pour revenir dans Leeds car nous étions arrivées aux portes de Dewsbury, bus pour Wakefield payé avec les malheureux pounds restants, mais n'atteignant pas la somme exigée, le chauffeur dans son immense mansuétude a quand même daigné m'accepter.
C'est sans grand étonnement que nous assistons dès les premières minutes à une bagarre entre deux pochtrons - forcément nous allons à inbreds' land. Mathilde apeurée crie au chauffeur"please, please" tandis que je m'empresse de monter au second étage pour revenir écroulée de rire. Pour l'anecdote après s'être menacés de s'entre tuer à la sortie du bus, ils ont fini le trajet copains comme cochons. Mauvais arrêt, nous réalisons après 5 minutes que nous étions dans le bus qui nous amenait directement à la fête, course effrénée, le chauffeur reçoit la palme pour sa patience et son amabilité. Imaginez notre déconfiture et donc notre entrain pour célébrer un jour qui pour nous ne signifiait rien de plus que le dernier week end de half term!

"if we never did anything we wouldn't be anybody"

28 octobre, 2009

C'est quand qu'on part où?

Vous vous souvenez peut être de la malédiction de la vieille dame dans le bus londonien, et bien elle m'a frappé de plein fouet pour ma dernière semaine de cours. J'ai en effet été maudite toute la semaine . Lundi, mon réveil n'a pas sonné car ma batterie était à plat et le deuxième n'a simplement pas daigné se manifester - on est jamais trop prudente quand on a un métier! - j'ai donc loupé mon train . Mercredi, j'avais un entretien pour des cours supplémentaires en Juin à 9H30 . J'avais tout planifié sauf de ne pas trouver la rue où je devais prendre le bus. Je rentre donc penaude chez moi, mais on m'écrit pour me dire de venir quand même . Alors je change de trajet et arrive à destination, du moins sur la bonne rue. Seulement voilà la rue fait au moins 3 km et je n'ai aucune idée de la direction, et évidemment je n'ai pas pris le code postal. Pour arranger les choses personne n'a entendu parler de l'établissement. Voilà donc un louison clopin-clopant sur la rue pendant deux bonnes heures, songeant à la grasse matinée perdue pour un entretien qui n'a duré tout au plus que 5 minutes et qui n'était rien de plus qu'une formalité.
Vendredi je partais rejoindre Marine aka coâmoue à Oxford. Je ne connaissais pas la rue où megabus s'arrête et mon départ aux aurores ne facilitait pas la tache, car les rues étaient désertes. Mais Le louison, vieux plan en main, a réussit l'exploit - n'ayons pas peur des mots ! J'ai su m'orienter et ça mes amis, ça relève de l'exploit, je dirais même d'un progrès pour l'avenir louisesque. Je suis donc arrivée à Oxford, tombante de fatigue dans les bras du marinou qui trépignait d'impatience, mon bus ayant 30 min de retard. La veille j'avais en effet été à un repas chez un professeur qui nous emploie pour enregistrer des conversations sur les sujets préparés par les élèves au niveau GCSE. Un bon couscous, du vin, et une petite sortie dans un pub jazzy, je suis rentrée trop tard pour faire un centurion avec mes colocs, et mes affaires n'étant pas prêtes, j'ai décidé de regarder la télé avec Speech plutôt que faire mon sac. Résultat je ne me suis couchée qu'à 3H du matin - ma faute. Les retrouvailles furent douces, mes mains ont retrouvé l'importance que seule Marine sait leurs donner, et nos échanges nous ont montré que part bien des côtés notre expérience était la même cf son dernier article. Il est bon de revoir des gens qui nous connaissent, et qui accepte mon côté sur-boulet! Oui je crois avoir gagné là encore la médaille d'or: j'ai oublié mon portefeuille à Leeds. J'étais donc sans le sous tout le week-end! Oxford veut aussi dire Michael, mon cher cousin, avec qui nous avons bu du hot mulled cider, qui a le goût de biere au beurre. L'univers d'Harry Potter pour un habitant d'Oxford est monnaie courante, la magie est réduite à peau de chagrin puisqu'ils le vivent au quotidien. Mais je ne sais pas s'il est mieux de le vivre tous les jours, ou de garder ce regard d'enfant émerveillé à chaque coin de rue.
Le lendemain nous sommes parties à Bath,
avec deux amies de Marine, charmantes et délirantes. Bath est une ville fort agréable à visiter,
et les couleurs d'automnes ont rajouté une teneur particulière à cette journée. Le cochon y est célébré et suite à une exposition en 2008, on en trouve un peu partout dans la ville, tant d'hommage pour moi, c'est trop!
Charmante ballade donc qui s'est achevée par ma dernière malédiction ferroviaire (à prononcer avec l'accent de la forêt). J'avais acheté un billet mégabus Bath Londres mais ô surprise, mégabus n'existe pas à Bath. J'ai donc attendu un bus qui n'existe pas, bien trop interloquée pour croire qu'on m'avait vendu un faux billet. Mais face à l'évidence j'ai dû prendre un nouveau billet pour arriver sous les coups de 21H30 à Londres.
Un dimanche à Londres ne signifie pas une plongée dans la torpeur urbaine mais plutôt l'affrontement avec des touristes assoiffés de découvertes -comme moi du fait. J'ai enfin goûté mon premier sunday roast, plat typique en Perfide. J'ai choisi du porc mais on peut le faire avec une autre viande et c'était servi avec du choux, des patates grillées (oui j'aime bien celles là) et de la sauce aux pommes. Mon verdict: ma foi c'est bon mais de là à l'ériger en plat typique... Ensuite j'ai fait une petite excursion à la national portrait gallery où j'ai passé au bas mot 3H, calepin à la main pour me souvenir de tous les personnages et faire des recherches une fois revenue. Je vous parlerai sûrement dans un autre post de Georges 4 . Après une collation vers picadilly circus, je suis allée au comedy store pour voir un spectacle d'impro. Le spectacle coûte 17,50£ mais je ne le recommande que pour ceux qui maîtrise bien l'anglais, sinon les sketchs ne vous feront pas rire et ce serait malheureux car c'est hilarant! Il y a plusieurs étapes dans le spectacle, les spectateurs participent à chaque fois en proposant des lieux, des genres de théâtres ou de films, des humeurs. Mon sketch préféré étant celui où un des comiques doit deviner le métier incongru préalablement choisi par le public à l'aide de mini sketchs improvisés par les autres comédiens. Lee simpson mon chouchou devait trouver : l'homme qui peint les rayures noires sur les zèbres qui trempent les biscuits dans le thé de Monsieur X et il y avait un mot en gaélique signifiant lentement que je suis incapable d'orthographier. Un deuxième exemple de sketch: le public choisit un métier et un lieu et les comédiens commencent une petite scénette, avant d'être interrompus pour que le public choisisse un genre de film ou de théâtre, les comédiens doivent alors jouer leur sketch sur le mode du film choisi et au bout de quelques minutes on recommence l'opération. Lundi, je me suis baladée entre picadilly et regent street, j'ai pris la formule scone + thé à patisserie valérie car j'ai testé leur cheesecake qui est officiellement l'un des pires que j'ai mangé jusqu'à présent, pourtant patisserie valérie fait vraiment de bons gateaux mais tout simplement pas les cheesecakes . En passant vers westminster, un attroupement de journalistes et une limousine a retenu mon attention. Je me suis plantée devant l'hôtel, attendant la sortie de stars dont je ne connaissais pas l'identité. Les flashs ont jailli de partout, j'ai à peine eu le temps de voir des talons aiguilles engloutis par la limousine que la minute de gloire c'était volatilisé au tournant de park lane. Tant pis, ce n'était pas pour moi! Avant de repartir j'ai fait un petit coucou à la reine, buckingham de nuit ou la majesté reposante de la couronne anglaise. Je suis rentrée sous les coups de minuit chez moi, contente de retrouver mes colocs et de voir que la maman de Speech m'avait déjà fait les coussins qu'elle fabrique. Aujourd'hui ils ont cuisiné une soupé à la citrouille et aux patates douces, je le mentionne car toute activité culinaire de leur part est un contre exemple de mes railleries sur leur habitude du take away. A présent je m'habitue à la tombée de la nuit à 4H30, je fais des grasses mat' et je médite à ma soirée du 31!
Prochain voyage: York et Manchester, les outlets de castleford dès que j'ai ma paye et pour l'heure de la lecture irlandaise pour m'évader spirituellement.

08 octobre, 2009

Leeds, I've bin there!*

* Ce magnifique jeu de mot, n'ayons pas peur des mots, est au goût du jour car en effet, depuis que je suis arrivée (serait-ce un signe de mauvaise augure?), c'est la grève des éboueurs! Comme quoi la France n'a pas le monopole des grèves. photos à l'appui soon!

Sinon en Perfide tout va pour le mieux, si bien que je ne prends pas le temps d'écrire mon deuxième article post
emménagement... dimanche on retrousse ses manches! (dicton tout juste inventé par ma petite personne)
Je profite de clôturer la narration de ma première semaine pour remercier mon parrain, ô combien aimable et généreux, de m'avoir soutenu dans les premières épreuves de ma nouvelle vie. De me donner son approbation pour le joli fessier qui partage mes pénates (périphrase oblige mes colocs vont sur des sites de traduction pour comprendre ce que j'écris; par example pour ma dernière phrase plusieurs propositions trouvées sur différents sites :
-To give me his(her,its) approval for the attractive gluteus which shares my pénates
-To approve me for the pretty sciatic which shares my pénates
-Give me his approval for the lovely rash that shares my household gods
comme vous pouvez le constater la traduction est approximative et engendre de jolies trouvailles, si bien que Speech et moi avons passé une bonne heure à traduire tout ce qu'on pouvait trouver, fou rire alarmant!). Et pour revenir à mon parrain, un GRAND MERCI!
J'ai réussi l'exploit non négligeable après son départ de m'orienter seule et sans Geneviève (le GPS baptisé par David et adopté communément après avoir en vain tenté de l'affubler par d'autres prénoms). Je suis donc arrivée à l'heure (7H14) à la gare près de mon école où ma mentor, Louise de son magnifique prénom, m'attendait. Petite discussion durant le trajet, elle me montre le bâtiment dans lequel je suis, si bien que je n'ai jamais mis les pieds dans le reste de l'école, et me présente aux membres du staff: toutes des filles âgées de 23 à 35 ans pour la plus vieille. Une ambiance exclusivement féminine donne nécessairement lieu à des tensions typiques de notre sexe, dont ma mentor m'a fait un compte rendu lorsque nous étions toutes les deux, mais chut! Le vendredi je n'ai fait qu'observer les classes, rien de folichon donc. Le soir même cependant une pendaison de crémaillère à l'anglaise était prévue pour me permettre de rencontrer leurs amis. J'ai allègrement oublié que carole et mathilde attendaient dans le froid près du cinéma que je vienne les chercher, passons. La soirée ne fut pas aussi mouvementée que prévue. Et les filles furent rares.
YEAY un peu d'exclusivité n'est jamais pour déplaire! Le groupe de potes que je vois souvent à la maison est très cool, calé et ouvert. Deux d'entre eux ont le geordie accent, celui de Newcastle, c'est merveilleux de rester béate parce qu'on ne comprend rien! Mais finalement le véritable accent du Yorkshire, celui du fin fond et que mon chauffeur de taxi use et abuse à des heures matinales indues fait largement concurrence au jordi.
Ai-je dit que j'habitais à deux pas d'un cinéma d'art et d'essai??? 4,50£ la séance, et je peux reprendre de bon coeur mon occupation préférée, squatter les salles obscures. Ce que j'ai fait hier pour le film the imaginarium of doctor Parnassus, starring Heath Ledger! Le quartier où j'habite est vraiment sympa, très etudiant, à dix minutes à pieds des bars et autres restaurants goûteux (à l'echelle britonne). Je recommande la cafetière, et je prévois de tester dans la semaine le smoothie bar que j'ai repéré près de l'université. Ah minute culinaire oblige, mes colocs se sont insurgés par ma description et m'ont dit qu'ils pouvaient tout à fait cuisiner (sauf Speech, affublé du surnom speechy dog par mes propres soins du fait de sa ressemblance indéniable avec droopy), mais qu'ils étaient trop fainéants. Soit. Un soir, je rentre et que vois-je? La cuisine a été envahi par l'ennemi, mes colocs pris d'une folle envie de tiffin, ont décidé d'en cuisiner un! Le tiffin pour les non initiés c'est un gateau avec une couche de biscuit écrasé, une couche de chamallow,
une couche de syrop mielleux, une couche généreuse de chocolat, le tout durci au frigo. à manger impérativement accompagné d'une tasse de thé car bien trop sucré! Ce soir là, j'ai bien aimé mes colocs hihi
Revenons à l'école qui se situe près de Wakefield, ville où la consanguinité est le mot de passe pour avoir une chaumière. Carole qui vit dans la maison où je devais vivre a d'ailleurs fait une analyse fort juste de cette bourgade, il faut dire qu'elle a tâté le terrain (ne pas comprendre qu'elle s'adonne à la consanguinité!) donc je vous en met un extrait:
J'ai rebaptise cette bourgade la ville du cafard pour de multiples raisons.
d'apres une etudes sociologique menee par mes camarades assistants et moi meme, le nombre de consanguins (inbred pour ceux que ca interesse) dans cette ville est alarmant: il y en a au moins plein et meme peut etre plus! oh je vous vois venir avec vos fourbes rires, qu'elle est medisante cette carole... et bien non, la y'a pas (que) moi qui l'a dit, on est au moins plein a le penser (meme si on est moins que les consanguins...)ici vous serez ravis d'apprendre qu'on devient heureuse maman environ 9 mois apres ses premieres regles. attention cet hiver encore, la tendance est a la poussette et au fond de teint orange.
treve de medisance, honorons comme il se doit l'anglaise qui par tous temps maitrise l'art du talon tour eiffel et de la micro jupe (accompagnee du micro bustier et du maxi makeup of course!). chantons ces femmes qui ont su s'imposer a tel point qu'aucun malautru n'ira les soupconner de vendre leurs charmes. bravo.
Carole est très drôle, j'ai envie de me créer une boite à carole, avec sa voix qui me dirait quelque chose chaque fois que j'appuie dessus, l'équivalent de la boite à hein dans le nord. Et là je dois vous laisser sur votre faim car il faut que je comble la mienne et me prépare à mon excursion champêtre près de chez carole justement.
Dans le prochain épisode, promis, je parle de mes cours et des élèves! et de mes colocs, sujet intarissable, d'autant que zizi sur pattes ( surnom adopté et approuvé par le sceau officiel du clairlou) a encore fait des prouesses cette semaine.
Salutations!

05 octobre, 2009

y a qu'à sauter à pieds joints dans la vie!

Je suis arrivée il y a presque une semaine au 9 Hessle Street et j'ai amassé un monticule d'informations que j'aimerais partager avec vous, mais il semble que le temps m'échappe ou que mon vécu résiste aux mots, aussi n'ai-je pas pris le clavier plus tôt. Mon cher parrain et moi-même avons navigué mardi dernier sur le nouveau ferry, fraîchement importé d'australie en mon honneur, et en l'honneur de la poire qui voyageait dans la tuture. La mer était paisible, le soleil m'a célébré de ses premiers rayons incandescents, et à aucun moment la question n'a surgi- dans quoi me suis-je embarquée? - ce leitmotiv effrayant qui ponctue les premières heures des grandes aventures. Parrain m'accompagnant, ceci explique peut-être cela, toujours est-il que jusqu'au 9 Hessle Road j'allais bien. Mais là le vilain méchant stress m'attaque de plein fouet au moment de frapper à la porte. Crise de Parkinson précoce, aucune réponse à la porte, la sonnerie du portable résonne dans le vide. 20 minutes après nous réalisons que je ne vis pas au 9 Hessle Road, mais au 9 Hessle Street! et nous rebroussons chemin de bon coeur, le grand méchant stress plus agité que jamais. Cette fois la porte s'ouvre avant même que je ne frappe et ô mirage: Un roux vient à moi - en fait je fonce plutôt dessus pour lui taper la bise et enfouir ma honte dans ses joues barbues!
Un petit mot avait été laissé pour moi au cas où...soupir. C'est officiel j'habite au 9 Hessle street! il y avait même une lettre de ma mentor m'attendant sur la table de la cuisine pour mon compte bancaire. La maison est comme sur les photos, le bordel en plus - normal, je vis avec trois garçons, tous étudiants qui plus est ! Ca fait partie de l'expérience britonne . Mes pieds foulent la moquette typique des maisons anglaises , la cave me réserve une surprise : en plus du coin squat de drogués, il y a le coin repère de vampire. Ma chambre est assez grande pour accueillir plusieurs personnes à la fois mais je parie que personne ne relèvera le défi de monter aussi haut dans le Nord !
Vient le moment de vous parler de la cohabitation frog-rosbeef et garçons-filles , qui mérite un bon paragraphe. J'attaque par les clichés: l'anglais ne cuisine pas - certes, mais du coup il ne s'embête pas et va au kebab le plus près (en face de la maison) et commande des hamburgers, des beans à la tomates, des frites, bref tout ce qui peut remplir un estomac de briton . C'est assez surprenant de voir qu'ils sont capable de s'extasier devant un morceau de salade qui traîne de toute évidence depuis le début de la semaine: "Oh even the salad looks fresh" - trust me it didn't. Mais bon à voir la masse de graisse cumulée sur le bide de la fille (une six sur dix selon mes colocs) elle devait pas manger beaucoup de salade . L'anglais boit du thé - certes mais ils se sustentent surtout de bière, ce qui leur permet de sauter les repas . Dans le frigo, en arrivant , il n'y avait que de la bière , et ils entament la canette à 10h du matin . Comme quoi la boisson officiel de l'Angleterre dépend de l'âge de l'autochtone.
L'anglais prend le taxi pour se rendre aux soirées , oui , oui. L'anglais ramène sa propre boisson en soirée et ne boit exclusivement que ce qu'il a ramené, sinon il ne boit pas. Cela dit, si en non-initié vous êtes arrivés dépourvu de tout brevage alcoolisé (des softs ne comptent pas, le but chez les anglais c'est d'être "wasted"), not to be worried, ils vivent toujours près d'une petite supérette qui vend de quoi vous réchauffer le sang. Pour revenir sur le thème culinaire, un de mes sujet favori depuis que je suis ici, les anglais sont fascinés par ce que je cuisine mais n'y touche jamais, à croire qu'une alimentation saine pourrait les intoxiquer. et vivre avec des garçons ça fait quoi?
apprêtez vous à rire! Pour faciliter l'intégration je joue aux jeux de mon cher coloc Oli , je note donc les filles, et dès que je vois un mec ou une fille belle je m'exclame "Hooray", et si c'est quelqu'un de vraiment laid, "Oh noooo". Pas brillant je vous l'accorde. Oli a un wing man, comme dans How I met. Sauf qu'en Angleterre personne ne regarde cette série, inutile de la mentionner, grande solitude pour moi. Ensuite, il faut s'attendre à ce que votre coloc s'absente aux toilettes pour se branler ( parfois 4 fois dans la même journée), et ce même si ledit coloc a une copine. Charmant, n'est ce pas? Les grattages de couilles sont fréquents, la levette du wc est toujours levée (très frustrant pour une fille), mais rien ne me dérange pour l'instant, j'observe d'un regard amusé mes trois colocs que je fais beaucoup rire apparemment. J'oubliais l'épisode Speech, mon coloc que je ne connaissais pas du tout avant d'arriver et qui a eu la brillante idée de ne pas me saluer le premier jour, préférant passer la soirée à partir de 5H au pub. et le deuxième jour c'est un Speech en robe de chambre que je découvre, mode Spike dans coup de foudre à Nothing Hill quand il sort en combi de plongée.
Je tiens à préciser qu'il a toujours cette dégaine nonchalante, vieille veste et lacets défaits mais qu'il est vraiment sympa le Speech!
Le jeudi je devais me rendre à Wooley Hall (je mets des petits liens car je ne peux pas mettre mes photos encore) pour une réunion entre assistants. Reception avec tasse de thé et petits biscuits, remplissage de formulaires, discussions sur notre boulot et lunch. Et là mes amis, je vous le dis, j'ai beau être dans un pays où la cuisine n'est pas réputée je crois que je vais revenir obèse. Les petits pois sont très verts, type stabilo, le goût avec, cependant j'ai gouté à la meet pie et yummi!
Pas de quoi affoler les papilles des gourmands, mais c'est plutôt bon. Vient le moment de se pourlécher les babines : Les desserts!
Car les anglais sont très forts pour les petits biscuits et autres mets sucrés, logique il faut bien accompagner le thé. Il y avait donc un immense carrot cake, un victoria sponge cake, de la custard, et un gateau au chocolat. après quoi nous avons repris notre réunion et nous avons été lachés dans la nature vers 15h, attendant un bus qui passe toutes les heures, mais le soleil était au rendez-vous et les discussions allaient bon train.
J'ai encore moultes informations à délivrer mais je vous laisse digérer ce premier article en vous promettant qu'un article oh so fresh suivra de près celui-ci. Dans le prochain épisode vous pourrez suivre les aventures d'un louison besogneux, préparant ses cours, faisant face à une horde d'élèves intrigués par la vision d'une véritable française (la plupart d'entre eux ne sont jamais sortis de Wakefield, c'est dire). Ma pendaison de crémaillère, le tiffin, l'université, la mystérieuse acquisition d'une carte sim anglaise, bref let me rest!

28 septembre, 2009

Rien ne sépare de plus loin - ailleurs est un pays d'ici.


dernier jour en France mais il semblerait que pour la plupart je suis partie depuis le mois d'Août et dans le vent froid de leur silence, je m'en vais, enfin.

Avant de partir je voulais manger des grenouilles, compter s'il y avait plus de tic tac orange que vert dans une boite, regarder un voire deux films tous les soirs, admirer le palais des beaux arts de nuit, manger une carbonnade, faire un repas fromage, lire, assouvir ma soif de livres et rechercher un sujet de master par la même occasion, discuter avec tous les gens qui comptent... l'avantage des listes c'est qu'on peut les raccourcir ou les prolonger...la mienne sera valable en rentrant à Noël j'en ai bien peur.

Je pars, tout à l'heure, dans quelques heures, demain matin. Je ne sais plus bien si moi-même je ne suis pas déjà partie, mais où? "Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme. " (Baudelaire, spleen de paris). Voilà qui résume plutôt bien ce qui se passe dans ma tête. Cela dit, j'ai une chance inouïe, j'arrive dans une colloc de trois garçons, un weasley, un blond , et un émo brun très serviable et dont les goûts musicaux m'enchantent chaque jour un peu plus. Mercredi ou Vendredi, pendaison de crémaillère à l'anglaise, alcool à flots et mini-jupe, mini-top, mini collant, envahiront la maison. Une foule colorée flashy babillant dans un Anglais aux accentuations marquées par l'héritage industriel du Yorkshire. Je serai plongée dans le bain. Je pars.

"Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver dans le silence, dans l'espace. Juste au-dessus du temps. Juste au delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder de plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache."

19 septembre, 2009

a tribute to the awesome cleûûûbe, so morish!

Un best of des phrases cultes que j'ai en ma possession, à défaut de pouvoir relater tous les moments que nous avons partagé ensemble! Un grand merci pour cette année de folie et à très bientôt pour les prochaines péripéties!!!


Karl:
"c'est comme l'histoire de la femme qui embrassait une toile de maître, et bien moi j'embrasse le panneau *et il se penche pour faire un bisou au panneau de signalisation*"
"t'es magnifique, chamais chaurais cru qu'elle
aurait ce potentiel beautiful,gorgeous!"
"c'est de la colle uhu, c'est sur le même principe que le brouahaha"
"Je veux mourir en martyr"
"J'me rase comme Britney!"
"Ich bin ein Karliner"



tous en coeur: Ils m'entrainent au bout de la nuit !!!
Karl: Qui ça, qui ça?
tous: Les démons de minuit!


le petit-louis raton qui fricote avec Be-ing
Le petchiiiiit bonhomme en...mou-ou-ou-ousseuuuuh/Qui s'élanceuh, et rateuh le plon-geoiiiiiiiiiii-oi-oir!

Thé pâté (spéciale casse-dédi à Louise, feu son ordi) tique!

"ça casse pas trois cattes à un panard"

Ben, j'me suis jamais sentie très lucky alors je dirais plutôt ducky...




"La richesse n'achète pas l'intelligence"
"Dis, t'as pas une soirée??" Euh ben là sur moi tout de suite non j'en ai pas ^^
"high fougère five, j'amène la corde "


t'es frapadingue! je me suis claquée une barre!
"Il vaut mieux avoir un truc que t'aimes que plein de trucs que t'aimes pas..."
"Qu'est-ce qu'on fait??-Ben j'sais pas...On s'touche?"


Je viens de découvrir qu'on dit un cerne.

C'est masculin.

je préfère que tu te douches
avant de m'appeler...

*Superbe mime de Karl* " Un écrivain?...Un écrivain mort dans un accident d'avion? -Oui, ben dis-le!!! -Ben vous êtes drôles je connais aucun de vos auteurs à part St-Exupéry"



Alriiiight
est-ce que!
"it's so mouton"
"c'est un film d'inspiration suédoise, n'ayons pas peur des mots, sur un ton très
suranné ..."
"Rhum sweet Rhum"


Au milieu d'un monologue très sérieux de Alix: "Ah ben l'an dernier j'avais eu la Bourgogne!"
"je suis fan de nous"
"j'ai l'impression de te perdre"
Marine: ça parle de quoi the mist? Lou: Ben de brouillard!
"ah ah ah ça y'est ça sort" "c'est la petite goutte avant la giclée" *poussant de petits gémissements alors qu'il s'agit de colle*
"t'es trop informe dans ton cosmos love"
"nan arrête tu moutonnes" *parlant de l'acte sexuel de Jo*
Boubi: je te donne le high
lou: HIGH FIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiVE! *faux*


16 septembre, 2009

If you see a woman who can't walk, you have to get up ou la "malédiction" britonne!



Ma dernière semaine du mois d'Aout (oui je suis en retard pour relater les péripéties comme me le fait remarquer ma sale bête de meilleure amie) fut donc marquée par les retrouvailles avec le Valéron, et la découverte de Bristol. Et je ne peux faire un blog sans dresser un portrait du Valéron, qui est, n'ayons pas peur des mots, ma relation la plus longue (on rentre dans notre 13ème année). Aussi je vous cite cette phrase de Dostoievski qui la

résume toute entière: « Le rire ne quittait pas ses lèvres, fraîches comme peut être une rose du matin qui vient juste d'ouvrir, au premier rayon du soleil, son bourgeon rouge, aromatique sur lequel n'ont pas encore eu le temps de sécher les gouttes froides et volumineuses de la rosée ». Valérie, son rire, ses douces mains qui font de magnifiques gratouilles, ses doigts qui s'agitent lorsqu'elle soutient ses idées, son chignon de fin de journée avec ses quelques mèches folles, ses lunettes violettes, le violet en général, son côté maternel et sa capacité à analyser de façon très humouristique toute situation, même les plus stressantes. Elle évolue, à son pas, sans se soucier des autres, elle s'épanouit. Cela fait 13 ans que nous glissons sur notre propre fil, deux funambules à l'équilibre instable qui se tiennent la main pour ne pas tomber. Parfois, nos doigts se sont lachés pour un temps, mais très vite sa main a rattrapé la mienne et ses doigts se sont glissés dans les miens. Et nous continuons de glisser sans voir le bout du fil. Les chemins nous inventent; il faut laisser vivre nos pas.

De Bristol et de Londres je pourrais vous raconter les scones et les digestives, la soirée time's up avec le colloc de valéron et le cheesecake, le pub et le briton plutôt mignon, le partage du duvet, les discussions jusque tard, mégabus et le sens sur-développé d'orientation du valéron, notre chance question logement à Londres, nos pieds, la recherche d'une banque, le carnaval de nothing hill, la malédiction de la vieille dame dans le bus qui a voulu nous arracher un cheveu et ériger une poupée vaudou à notre effigie parce que nous ne lui avions pas proposé notre place assise, nos déambulations, je pourrais vous dire tout ça mais rien ne saurait rendre compte de ce bien être que l'on ressent en présence d'un pilier de notre vie. Ce que je retiens de Londres et de cette semaine je vais le partager avec vous:
Sur Fourth Plinth, à Trafalgar square, un projet a été mis en place cette année par le sculpteur Antony Gormley: Pendant 100 jours consécutifs, toutes les heures quelqu'un peut monter sur le monument et faire ce qu'il veut - absolument ce qu'il veut! Nous avons eu droit à "one of these fucking twat" selon les mots d'une anglaise, un jeune d'une vingtaine d'années qui est monté avec son bouquin et son verre d'eau et pendant une heure il a lu un bouquin dont il nous a vaguement montré la couverture - on ne pouvait pas distinguer le titre, vu d'en bas.

Mais il y a eu Judith - ah Judith - une drôle de petite chaperon rouge qui voulait promouvoir le réseau social face-to-face. L'idée étant de recontacter ses amis au lieu de leur parler sur facebook ou msn, de les inviter à boire un thé, de les voir!!! Eh bien Judith pour ça elle nous envoyait une petite carte faite de ses petites mains, avec un sachet de thé épinglé. Et Judith je l'aimais bien, son concept aussi! vous êtes donc tous invités à boire le thé chez moi quand je serais installée! Laissez-vous temps thé