20 avril, 2011

In the mood for life

À l'heure où l'Angleterre bouillonne dans les préparatifs du mariage royal, je cherche moi aussi ma tenue, élégante et classe, tout en restant sobre et confortable. J'ai déjà de la chance de ne pas faire partie de la black list, alors autant honorer ceux qui m'invitent à contribuer à cet événement. Je parle bien sûr des oraux du concours auquel je suis admissible!!! Moins de trois semaines nous sépare de la redoutable dernière étapes. Plus que 63 candidats pour 20 places. Finalement j'y participe à mon Koh Lanta! Sauf qu'en guise d'épreuve physique, ce sont des contorsions mal à l'aise face à un jury imperturbable et les coliques à répétition. 
Vous comprendrez donc mon silence prolongé; d'autant que je me suis retirée dans ma chartreuse amienoise. Ma vie est d'un passionnant: ma production de fiche par jour répond à une variable comprise entre 10 et 20, à ma lecture quotidienne de la presse s'ajoute celle des sites officiels des ministères, et parfois, mais vraiment pour me détendre, j'écris mon mémoire. Sadly, je ne suis pas en mesure physique de vous faire un reportage sur la folie Kate-William, je ne suis pas en Perfide. BUT! Comme je ne pourrais manquer pour rien au monde le mariage, j'y retourne bien vite et serai fidèle au poste avec un billet à la clef (?), d'autant que je suis invitée dans ma famille anglaise pour vivre pleinement ce moment de fierté nationale!

Je vous laisse sur cette vidéo de Wax Tailor, que j'avais vu en concert en Octobre à Leeds, et que j'ai entendu par hasard ce matin! de quoi mettre la pêche quand on fiche Politiques et pratiques de la culture! Pour l'heure je vais goûter mon steak végétarien, une nouvelle saveur: curry pavot - miam miam!

13 mars, 2011

i tunes is psychic!

Souvent, je redécouvre mes goûts musicaux, les petites perles cachées dans i tunes que j'ai délaissé au profit de morceaux constamment écoutés. L'appel du connu et du réconfortant. Aujourd'hui pourtant j'ai allumé i tunes et ma main s'est automatiquement dirigé vers une chanson que je n'ai écouté que 3 fois. The letters correspond étrangement à ce qui m'obnubile cet après-midi; étrange coïncidence!
Leonard Cohen, par sa poésie, la justesse de ses mots et l'onirisme érotique de ses morceaux, est sûrement mon artiste préfèré. D'ailleurs à Waterstones, je suis tombée sur un de ces livres qui rejoindra très vite ma petite pile!
Bon dimanche!

11 mars, 2011

et les jours de s'allonger, et le temps de s'écourter

ce matin, la lumière du jour m'a surprise au point de sursauter - à l'idée que mon réveil m'ait fait faux bond, le fourbe. Après vérification, j'ai mis cela sur compte d'un changement d'heure dont personne ne m'aurait averti, mais comme one tree hill (péché matinal) passait encore sur E4... tick, tack, le printemps s'installe à tout allure, même si ce sont les giboulées qui me font pour l'instant pester.
En rentrant de l'école, pour me récompenser de la fin de semaine, je me suis octroyée ma pause ciné avec un thé chai. Mammoth, c'est un joli casting (Gael Garcia Bernal, Michelle Williams), une déco intérieure de l'appart que je jalouse, une bande son comme il faut et surtout un rappel à Babel avec ce jeu de connexions entre des personnages venus des quatre coins du monde. Mommoth ce sont des personnages certes clichés, mais ce sont surtout des âmes ésseulés, à la dérive, tentant vainement(?) de se raccrocher aux racines familiales. C'est un film du jeudi soir, pour une semaine balayée par les giboulées. 
Pour égayer le reste de ma soirée, il fallait un Paul en mode cougar péruvien, un épisode de skins plutôt soft, plutôt pénétrable, un thé genmaicha et plein de babillage avec les colocs. 
à présent j'écoute Cat Power  qui remplacera surement pendant deux jours the windmills of your mind. J'ai posté une lettre. J'ai fiché l'article universitaire sur les nouvelles d'Anne Enright. Je vais peut-être pouvoir me consacrer au plan de mon mémoire. Mais avant:
on ira au tai chi en s'arrêtant surement au smoothie company,
on ira au marché (tous les deuxieme samedi du mois à Headingley),
on ira au pub Adelphi pour gouter le cheesecake à l'amaretto,
on ira retrouver une ancienne collègue et boire des cocktails,
on ira fêter l'anniversaire de Po, 
on ira faire la tournée des pubs pour la saint Patrick, tout de vert vêtu, 
on ira faire des heures sup avant de se précipiter sur la navette de l'aéroport, pour ouvrir grand les bras quand les portes révèleront les passagers à bord du vol Paris-Leeds. 
Et de me précipiter pour étirer le temps....j'ai encore une semaine et plein d'événements à croquer avant que S. ne me rejoigne pour célébrer nos 1 an. Quand je vous dis que le temps est pressé!
river Aire, Leeds

02 mars, 2011

Spice up your life

le CM1-CM2, les classeurs prêts à craquer, les pages minutieusement arrachées des magazines, les posters tapissant murs et porte (quand il n'y a plus de place), la pièce de 10Fr économisée puis dépensée dès la parution d'un nouveau magazine qui leur était consacré, les vides greniers à la recherche de la pièce de collection qui ferait pâlir d'envie les camarades (j'ai obtenu deux drap à leur effigie!!!), les jeux de gratte-gratte dans l'espoir de pouvoir dépenser encore un peu pour les autres magazines, prétexter aller à la bibliothèque municipale pour se rendre au tabac-presse et consulter le rayon people pendant au moins 1h à la recherche du magazine détenant le plus de pages sur elles, et décider finalement d'aller à la bibliothèque municipale où les quelques minutes d'internet nous ouvriraient les portes des informations et photos numériques, attendre que la bibliothécaire s'absente et imprimer abondamment toutes les trouvailles, les ranger une fois à la maison dans le nouveau classeur, bénir le tonton qui a enregistré le film diffusé sur canal plus, se disputer sur nos favorites. 
La spicemania, on l'a tous vécu différemment mais très peu on était épargné. Le monde de la musique s'est ouvert à moi avec le premier album des spice girls et j'ai bien du mal à me souvenir à quel moment j'ai commencé à apprécier ces cinq filles dont la langue m'était totalement incompréhensible. Je lisais les paroles des chansons, tentant vainement de répéter les mots et c'est ainsi que mon goût pour l'anglais est né. La spicemania, c'était un état d'esprit, une époque folle et insouciante, un monde nouveau. 
Leeds city museum réveille cette nostalgie assoupie avec une expo sur les spice girls: couvertures de magazines en toutes langues, disques d'or, musique, habits portés par les spice, extraits du film(oui, pour les fausses fan, ou les ignorants, les spice girls ont tourné un film intitulé spice world dans lequel elles jouaient leur propre rôle), leur carrière solo, produits dérivés. Tout est réuni pour vous replonger dans ces années folles et terminer en beauté par une séance déguisement et une séance karaoké. jugez plutôt:
po en Mel B
Emma revisitée
Marion, sexy Gery














L'exposition est temporaire, en revanche nul besoin de courir, elle ferme début juillet si mes souvenirs sont bons. Astuce du jour: en remplissant un bref formulaire au guichet du musée, une tasse de thé ou un café vous sera offert au rez de chaussée. Le salon de thé a d'ailleurs des gâteaux très alléchants que je n'ai pas encore gouté (à rajouter sur la to taste list!). Une jolie occasion de visiter le musée de la ville et de s'amuser lorsque le temps est maussade.

28 février, 2011

une vie française*

Suite à l'aparté de trois semaines chez les grenouilles pour le concours de l'ENSSIB et diverses missions à la direction commerciale du siège social du CIC, je suis revenue pleine d'appréhension en Perfide Albion. Choyée, chouchoutée, entourée par ma famille, et par S. et remerciée pour la qualité de mon travail à la banque, je revenais à reculons vers une routine pénible: aube et aurore pour seuls compagnons le matin, les ting ting ting du train matin et soir, les cours annulés, les mauvaises langues et ragots de la salle des profs...
c'était oublier le confort de ma petite chambre au sous sol, ma pile de livres boudeuse qui n'attendait que la fin de mon concours pour être lue et remplacée de nouveau, ma plante dans ma baignoire, les pages de mon éphéméride à tourner, mes colocs et notre liste de must-do before leaving!
Sponge cake aux trois laits de Paul
dimanche, je passais ma tête hors de mon terrier, prête à me faufiler en ville, ni vue ni connue. Quelle ne fut pas ma surprise en entendant Paul converser au téléphone avec une personne que je devinais être sa mère, pour connaitre l'équivalence d'une tasse en grammes. Paul faisait la cuisine!!! Toute innocente, je m'enquis de sa préparation et à qui était destiné ce gâteau ainsi que le cheesecake, aperçu la veille, dans le frigo. 
C'est pour ton anniversaire, you noodle!
Cheesecake au citron de Po&Marion
he he he, je le savais mais la confirmation me réconforta et rendit soudainement mon retour plus léger, quoique plus calorique. 
Le gouter dégusté, c'est au pub d'à côté que nous avons conclu les festivités, half term, et le sevrage nicotinique de Pauline. Une douce fin d'half term, et un bon élan vers une reprise redoutée.
Merci encore à Pauline, Marion et Paul pour ces savoureux gâteaux, pour les thés du monde et pour m'avoir remplacé l'orchidée que vous avez tué par une jolie plante rouge, très tendance printemps - été 2011!
Le titre de ce billet est une référence au livre de Jean-Paul Dubois, offert par Thomas, premier roman de la pile dévoré. L'auteur est toulousain,  et le récit s'ancre dans la ville rose, m'offrant ainsi le plaisir de me balader dans les rues que j'ai abandonné depuis bientôt deux ans. Ce livre est un petit bijou, à la fois par la richesse de l'écriture, très juste, féconde, sans être pompeuse ni ampoulée et par la force du récit. La vie de Paul Blick, c'est la nôtre, celle de toute famille, victime du manque de communication et du temps qui passe. La conclusion, très philosophique et par bien des aspets pessimistes, pourrait laisser un goût amer (Peut-on véritablement connaître les gens avec qui partagent notre vie?les gens que l'on aime) si l'humour n'était pas prégnant tout au long de l'oeuvre, atteignant son zénith avec l'épisode du rôti dominical!à ne surtout pas manquer!

14 février, 2011

"étreins la joie qui s'envole"

vous vous souvenez, vous,  de ce moment furtif et volatil; celui électrisant de la rencontre de vos deux mains? à la fois attendu, espéré, tant de fois imaginé mais subtilement  appréhendé. On y aspire depuis le premier regard et pourtant il se fait désirer, Graal de l'amour. Vous y languissez sans oser le provoquer. 

j'y songe continuellement à tous ces gestes passés avec une pointe de nostalgie, presque de regret de ne pouvoir rembobiner pile à la seconde où le touché envahit tout mon être en une bouffée emoustillante. Comment figer l'insaisissable? à peine jailli, déjà évaporé dans les méandres du souvenir, dans les prémisses de la relation.
Il y a eu la main toute chaude de M. après la longue ballade en canoë, Il y a eu la main hésitante de K alors qu'il nous conduisait à mobilette, ces moments sans cesse répétés et toujours nouveaux d'A. devant 13 fantômes dont je n'ai retenu que nos mains élancées dans une danse effrénée, celui du petit pont surplombant la rivière coulant dans ce jardin fraichement fleuri, et plus tard derrière le CDI, en écoutant la BO de this is England et bien plus tard à la sortie de Whatever works, ma main cherchant la sienne, si douce, si féminine. Ceux d'A. à chaque fête, tout insignifiants qu'ils aient pu paraitre. la main assurée, presque trop envahissante devant un spectacle d'un comédien italien. Et la main tellement grande (ou c'est la mienne qui est petite) de S. devant 500 days of summer.
Pour ces geste là et tout ce qu'ils évoquent, je vous garde avec moi!